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LA HAUTE SAÔNE ET SES BEAUX VILLAGES

PARENTHESE POETIQUE ET PHOTOGRAPHIQUE A RAY SUR SAONE

24 Juillet 2017, 11:58am

Publié par Patrick Mathie

Comme annoncé précédemment, la Mairie de Ray a accueilli dans ses murs une exposition de 54 poèmes de Paule Liard, habitante de Ray qui a consacré une grande partie de sa vie à la poésie. Elle a ,à son actif, près de 300 poèmes et un premier prix de poésie décerné par la Société des Poètes Français. A l'initiative de Patrick Mathie et en collaboration avec le Club Photos de l'Amicale de Lavoncourt, un hommage -simple mais mérité- a été rendu à son talent, les 22 et 23 juillet 2017.

 

Près d'une centaine de personnes, des raylois, des habitants des villages voisins, des auvergnats , des parisiens et même deux canadiens auront visité l'exposition qui rassemblait poèmes de Paule et photos d'Evelyne JOLY, Isabelle BAUDU, Josette GUENIN, Pascal CHAMBELLANT et Patrick MATHIE.

Plusieurs poèmes de Paule ont été lus lors de l'inauguration. Patrick Mathie s'est même essayé à l'alexandrin dans son "Ode à Paule"....!

 

L'émotion était au rendez vous!

Michel Albin, maire de Ray, a remis un cadeau au nom de la municipalité.

Paule et Raymond LIARD ont été associés dans le même hommage!

Quelques poèmes de Paule LIARD:

Des photos évocatrices...

Sincères remerciements pour l'aide apportée à l'organisation 

à Monsieur le Maire de Ray pour la mise à disposition de la salle de convivialité et le pot de l'Amitié offert, à ses collaborateurs et la conseillère Valérie.

à Evelyne JOLY pour l'impression des poèmes et le "casting" des narrateurs d'"Histoire des villages".

aux narrateurs

aux photographes du Club de l'Amicale de Lavoncourt

à Pascaline pour son affiche et à ses amis dont Romaric

à l'entreprise Chevalier de Soing

aux visiteurs qui ont su apprécier l'exposition

et bien sûr, à Paule et Raymond qui ont accepté ma proposition.

 

 

P;M.JUILLET 2017

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EXPOSITION POESIS IMAGO 22 ET 23 JUILLET 2017 A RAY SUR SAÔNE

8 Juillet 2017, 05:12am

Publié par Patrick Mathie

 

EXPO POESIS IMAGO

54 Poèmes de Paule LIARD

Membre de la Société des Poètes Français

Habitante de Ray

illustrés par le Club Photo de L'Amicale de Lavoncourt

Salle de Convivialité Mairie de Ray sur Saône

Samedi 22 juillet 11h-12h (Vernissage) et 14h-18h

Dimanche 23 juillet 10h-12h et 14h-18h

Entrée libre et gratuite

 

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LE CHÂTEAU ET L'EGLISE DE VOLON SONT DE VRAIS JUMEAUX

4 Juillet 2017, 07:18am

Publié par Patrick Mathie

CONFERENCE DES "AMIS DU VIEUX MOREY".

Les « Amis du Vieux Morey » avaient mandaté Christine et Didier Laurent pour exposer le fruit de leurs recherches sur le château   dont ces derniers  sont propriétaires et sur l’église de Volon.

Plus de cinquante personnes, dont beaucoup d’habitants du village, se sont réunies à l’église le samedi 1ER juillet.

Evelyne JOLY, Présidente de l’Association, a tout d’abord évoqué le drame du Titanic au cours duquel un habitant de Volon,  René Pernot (né en 1872) chauffeur de la chanteuse de cabaret Ninon Aubart , elle-même maîtresse  du milliardaire Benjamin GÜGENHEIM , a trouvé la mort avec son patron lors du trop tristement célèbre naufrage. Un cénotaphe rappelle son tragique destin au cimetière du village.

JPEG - 59 ko

Guggenheim se serait comporté en gentleman, aidant femmes et enfants à grimper dans les canots, avant d’aller revêtir ses plus beaux habits pour attendre la mort. Une anecdote (légende ou réalité…) exploitée par James Cameron dans son long métrage Titanic.

Après des félicitations adressées à Jacky ATTALIN pour son saut en parachute à l’occasion de ses 80 printemps qui lui a rappelé son passé de militaire parachutiste, elle a passé le témoin à Didier et Christine LAURENT pour la conférence. Les exposés, bien documentés, étaient illustrés par de nombreux documents photographiques.

                         Didier et Christine LAURENT

L’église.

Elle  a été reconstruite en 1771, sur les plans de l'architecte bisontin Jean Charles Colombot, qui a édifié de nombreux hôtels particuliers à Besançon.

Pour financer ces travaux, la commune de Volon a obtenu du grand maitre des eaux et forets, Mr de Marizy, l'autorisation de vendre l'équivalent de 17 hectares de beaux chênes, qui avaient entre 60 et 120 ans, ce qui a rapporté 8121 livres. Le coût de la construction de la nouvelle église s’est élevé  à 7900 livres.

 

Le château.

 

Les travaux ont duré deux ans.

Le château a été construit la même année que l’église, soit en 1771, comme l'attestent la plaque de cheminée de la cuisine et la date figurant sur le perron du double escalier. De nombreuses similitudes (grilles, bouchardage, type de pierre) nous amènent à penser que l'entrepreneur et l'architecte étaient les mêmes que ceux ayant procédé à l’édification de l’église.

 Il a été érigé sur les bases d'une ancienne maison forte dont les propriétaires actuels  ont  retrouvé différents vestiges. Elle a probablement été détruite en 1569 lors de la campagne militaire du prince luthérien Wolfgang ou lors de la guerre de dix ans, comme toutes les maisons fortes des villages alentour.

 La famille Drouhot, qui a fait construire le château était une famille de grands militaires, tous chevaliers de l'ordre de St Louis. Jacques Drouhot était colonel de Hussards. Il a fait la campagne d'Amérique de 1780 à 1783 sous les ordres de Rochambeau. Son fils, Pierre Nicolas,  est parti aussi à l'âge de dix ans, dans les cadets de la marine. Il a fait toutes les campagnes napoléoniennes et a terminé comme chef d'état major du Général baron Marulaz, gouverneur militaire de Besançon.

Tous deux ont été successivement maires de Volon.

La famille était aisée, avec huit domestiques à demeure. 

 

Le public très attentif a applaudi chaleureusement les deux intervenants « volonois ». La pluie, à l’extérieur, pouvait bien redoubler, l’assistance, après la conférence, appréciait aussi le pot de l’Amitié offert par la commune.

 

Citons au niveau de la documentation historique régionale le dernier livre d’Evelyne JOLY : « Peines de mort en Haute Saône 1629-1969 » Editions « fc. Culture patrimoine ».

L’image contient peut-être : 2 personnes

 

Aucun texte alternatif disponible.

                                                                                             Compte rendu co-écrit par.

                                                                                Didier LAURENT "AMIS DU VIEUX MOREY"

                                                                              Patrick MATHIE "HISTOIRE DES VILLAGES"

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RAY.15- L'ACTIVITE INDUSTRIEUSE PASSEE DE RAY SUR SAONE

14 Avril 2017, 23:24pm

Publié par Patrick Mathie

J'avais rencontré Paule et Raymond Liard pour évoquer, avec eux, l'histoire de leur maison sise rue du Château à Ray sur Saône et lui consacrer un chapitre sur ce blog.

C'est une maison vigneronne avec sa cave, ses anciennes barriques, l'emplacement du pressoir. Ils ont tant de souvenir en ces lieux...souvenirs liés à l'activité d' ingénieur de Raymond, ses recherches dans le domaine des structures métalliques, de la protection de l'environnement, de la permaculture, de l'éthologie avicole et bien d'autres thèmes encore!

La nostalgie ne transparaît que rarement dans leur propos car ils ont toujours été des "découvreurs" tournés vers l'avenir." Toute leur vie a été une quête du savoir qui leur a permis de concrétiser leurs projets". Paule, intéressée par la musique, le théâtre, la poésie s'est toujours vue comme la secrétaire de son mari mais, bien plus que cela, elle a été un appui constant et agissant dans toutes leurs entreprises. Raymond a l'esprit scientifique et humaniste ce qui en fait un citoyen éclairé, rigoureux, exigeant certes, mais très attaché au bien être de l'Homme dans un monde où la Nature doit être préservée.

Au cours de nos nombreux entretiens Paule et Raymond m'ont indiqué qu'ils avaient développé à Ray sur Saône même, un élevage avicole dont l'objectif était de sélectionner par la génétique et l'éthologie, des poussins d'une race nouvelle. Cette activité originale avait vu le jour dans les années cinquante, après la rencontre de Raymond avec Alberte BELLINI, fille de l'inventeur du radiogoniomètre qui habita la maison voisine.

Le passé historique de Ray, déjà si prestigieux, va désormais s'enrichir d'un volet industriel et plus contemporain qu'il importe de ne pas laisser tomber dans l'oubli car il constitue le patrimoine commun des raylois d'hier et d'aujourd'hui.

Raymond, et je l'en remercie, a accepté de coucher ( avec talent) son expérience sur le papier.

Ce sera le premier chapitre des " activités industrieuses de Ray".

Patrick Mathie. Avril 2017

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DANS LE CADRE DES ACTIVITES INDUSTRIEUSES DU PASSE RAYLOIS, AUJOURD’HUI DISPARUES

***

Histoire de l’Elevage Avicole de Ray.

par Raymond LIARD

Introduction

Jamais depuis des décennies, on n’a autant parlé de la condition animale en 2016. Physiologistes, neurobiologistes, éthologues, moralistes, voire spiritualistes ne se sont jamais autant exprimés sur la problématique animale dans un monde qui se veut civilisé.

Aujourd’hui en 2017, il ne resterait plus qu’à informer le grand public des connaissances acquises par la science pour régler l’éradication de la faim dans le monde. Bon nombre de graves problèmes écologiques et environnementaux en sont la cause. On constate que la surindustrialisation de la production animale est de plus en plus retirée aux hommes pour la confier à des robots, tellement les conditions de vie imposées aux animaux sont intolérables pour des humains sensibles. On sait de surcroit aujourd’hui que sur le plan économique, c’est un échec à terme, mais aussi sur tous les plans.

C’est pourquoi sur la sollicitation de Patrick Mathie je me suis décidé, ayant eu une expérience inoubliable dans la sélection animale, à aller fouiller dans les greniers de notre maison de Ray et retrouver une vieille malle; j’y avais remisé, non sans nostalgie, les archives d’une activité avicole des années 50, si aboutie en éthologie et dans l’esprit des souhaits éthiques d’ aujourd’hui, qu’il m’a semblé intéressant d’en laisser une mémoire sur son blog .

Le contexte: Ray des années 50.

Dans les années 50, la grande guerre mondiale de 1939/1945 avait changé les mentalités et bien que de nombreuses activités rurales aient disparu, il subsistait encore à Ray : quatre familles d’agriculteurs*, un boucher, un charcutier, un boulanger , deux épiciers, un ferblantier (en conversion de plombier-zingueur-couvreur), .une famille de menuisiers, un maçon (qui devint une PME conséquente et un marchand de matériaux), un charpentier, une caisserie, un négociant en bois, quelques familles de bûcherons. En 1960 vint s’installer une famille de pieds-noirs de retour du Maroc dont Pierre Grossetête docteur en médecine.

C’est dans ce contexte économique que se situe l’expérience avicole vécue au village.

Des rencontres

On dit que le hasard fait bien les choses. Mais après un passage en Afrique et ayant terminé mon temps de service militaire dans le radar et les grands espaces, je ne me voyais pas à 23 ans faire une ‘carrière’ de citadin. C’est en retrouvant la famille d’Ettore Bellini, que j’avais rencontrée quelques années plus tôt, que ma vie s’orienta invraisemblablement vers Ray sur Saône.

 

Ettore Bellini Dr es Sciences, inventeur du radiogoniomètre** avait une fille Alberte qui tenait de son père la fibre chercheuse, mais orientée vers les merveilles de dame nature et la biologie. Réfugiée durant la guerre de 39/40 dans la propriété familiale de Ray, elle s’était installée un petit élevage avicole d’amateur d’un genre particulier, où elle sélectionnait modestement une race de volaille belge la Campine-Braekel...

 

 

 

...celle-ci fut à l’origine des travaux de la section

avicole de l’Université de Cambridge sous la direction du professeur Pease, chercheur en génétique appliquée sur les transferts de gènes ; particulièrement les gènes visibles sur les plumages attachés au sexe des oiseaux ( les facteurs colorants sex-linked).

Elle ramena d’Angleterre dans ses bagages une nouvelle race, prototype à stabiliser la ‘Legbar argentée,’ hybridation en cours de perfectionnement de l’Orpington argentée et de la Campine-Braekel ; fruit de son travail à la section avicole de l’Université de Cambridge; elle s’adonnait à son hobby et était intarissable lorsqu’on la lançait sur la transmission du gène « coucou » chez les oiseaux.

Suite au décès récent de son père, la question des ressources devenait une préoccupation pour la famille. Pour faire court, un projet d’aviculture professionnelle s’élabora entre nous, du fait de nos savoir-faire très complémentaires. Très vite, nous nous aperçûmes que la démarche conventionnelle de cette réalisation entrainait une importante mise de fonds. Celle-ci était disproportionnée aux résultats que l’on était en droit d’espérer l’une et l’autre. Nos objectifs visaient une activité qui nous permettrait de vivre tout en sauvegardant l’intérêt scientifique et une vie rurale indépendante. C’est ainsi que, si nous n’avions que peu de moyens, nous constations que nos savoir-faire et nos goûts du plein air étaient convergents. Associés, nous avions une potentialité hors du commun. Et c’est dans cet esprit pionnier que l’élevage avicole de Ray est né, se développa rapidement, et nous permit de vivre très convenablement une douzaine d’années.

Poules de race Legbar argentée

Comme disent les Australiens du bush :

« Quand on ne peut pas acheter quelque chose, on se le fabrique ».

C’est ainsi que dans l’année d’installation 1952, un atelier de menuiserie et un atelier de ferronnerie intégrés furent réalisés en priorité par nous-mêmes pour fabriquer tout le matériel et les bâtiments nécessaires au développement du projet d’élevage. Je découvrais l’utilité du savoir dans des applications pratiques qu’il me fallait absolument exécuter sans délais. Et je songeais souvent au discours d’accueil de ma promo au CNAM de Paris par le professeur Chouard :« Ici nous avons l’ambition de vous apprendre à apprendre, car toute votre vie sera une quête du savoir afin de concrétiser vos projets. »

Il ne saura jamais ce que fut la portée de ses paroles dans ce contexte si particulier du « hors système » où je me trouvais….

Deux ans difficiles ont passé, nous sommes en 1954 ; un couvoir d’une capacité de 50.000 œufs, auto-construit dans notre atelier est ma fierté du moment, reléguant d’un coup toutes les petites couveuses archaïques. En entrant en production, il donne une plénitude de moyens à la « généticienne » pour lancer son travail de sélection généalogique. Ce fut la création de la Legbar dorée.

Le petit élevage d’amateur d’Alberte Bellini se transforme en une station de sélection:

Qu’y faisions-nous ? Quelques photos retrouvées et un film d’amateur vont nous aider à remémorer les activités.

Statistiques de ponte.

Contrôle et suivi généalogique des oiseaux (pedigree):

 

 

Les poules, numérotées par une bague à l’aile, pondent dans des nids individuels (nids trappes relevés toutes les heures) puis leurs œufs sont à leur tour numérotés; ainsi la production individuelle est établie, avec pesée de chaque œuf et consignation sur registre des critères de ponte, du nombre d’œufs, solidité et teinte des coquilles.

 

 

Alberte Bellini identifie les oeufs.

 

Paule Liard contrôle les pontes, le poids des oeufs, leur couleur et leur solidité.

Un couvoir entièrement réalisé en auto construction permet d'incuber 5000 oeufs.

Derrière Paule,l'opératrice, le couvoir entièrement réalisé par Raymond Liard.

 

Identification des poussins à leur naissance

Incubation individuelle des œufs de chaque poule par groupes de cinq œufs dans des sacs ou des cases ‘pédigrées’ création maison.

Ci dessus, filet à pedigree "classique" et ci-dessous, cases métalliques conçues et réalisées par Raymond Liard

Contrôle naissance pedigree.

 

Pose d’une bague cadenas dans la membrane indolore de l’aile, et sa consignation numérique dans un registre (herd-book).

 

Vue de la poussinière pour le démarrage des poussins, par groupes identifiés de 100

Tri des bandes de juvéniles sur des critères retenus de productivité et de standard (culling.)

C’est la saison de l’élevage extensif en arches et des travaux de plein air

Groupements de reproduction par sélection (progénie-tests)

Les aptitudes de ponte sont transmises par les coqs, pour le maintien ou l’amélioration de la production d’œufs: nombre annuel, qualité des œufs, solidité et couleur des coquilles etc…

Dix coqs frères issus de poules raçantes couvrent un groupe de cent poules par poulailler de multiplication.

Vue de ces poulaillers sur le coteau de Ray en 1960:

2017: Le poulailler n°2, seul survivant de l'épopée avicole, s'est reconverti en atelier de jardinage.

Ainsi, une nouvelle race est stabilisée et commercialisable.

Autosexables, la Legbar argentée et sa variété dorée sont créées et la saga va continuer.

http://www.google.fr/url?source=imglanding&ct=img&q=https://www.omlet.de/images/cache/475/600/cream_legbar_chickens_cream_legbar_hens.jpg&sa=X&ei=e3huVcT8N8XjU7avgdgG&ved=0CAkQ8wc&usg=AFQjCNGHZuzxSezn5Vo1MyrT7LuiD3NXNg

Poules Legbar argentées

 

Coq Legbar doré

Avec le développement technique, suit la nécessité d’un développement des ventes:
En plus d’un succès local, de nouveaux débouchés s’ouvrent sur la planète pour de nouvelles races de volailles aux nouvelles propriétés. Nous tombons au bon moment: l’ère du développement d’une aviculture moderne est d’actualité. C’est le temps heureux des clients prestigieux, des relations humaines enrichissantes. Des expositions internationales, des concours et des prix.

 

Expéditions de poussins à longue distance par avion.

Les poussins placés dans des caisses spéciales prennent le train à la gare de Vellexon...

...puis l'avion à l'aéroport de Bâle. Direction l'Europe, l'Afrique du Nord, les Antilles, la Nouvelle Calédonie... Même "Tante Yvonne", épouse du Général de Gaulle se faisait livrer chaque année quelques poules et poulets de l'élevage de Ray!

C’est là qu’un été de 1953, une étudiante tout de rouge vêtue et casquée de noir, nous arrive de Paris en moto avec son grand frère, pour visiter l’un des siens Michel, stagiaire à l’élevage de Ray.

Car l’emploi dans l’élevage était essentiellement réservé à des stagiaires au pair, qui devenaient rapidement des amis, travaillant dans la joie pour le gîte et le couvert. Les transferts du savoir allaient bon train. C’était une ambiance d’étudiant Il faut dire que les horaires de travail, les loisirs, les repas étaient pris en commun , réglés par les obligations du service aux oiseaux, et la météo. Ce qu’en voyaient les raylois, c’était surtout les quelques heures de détente où la joyeuse troupe déferlait en été vers la Saône pour une baignade appréciée. Mais le travail partagé nous soudait tous amicalement.

Comme dit Einstein « le hasard c’est Dieu qui chemine incognito »; puisque la nouvelle venue combla rapidement un vide de qualification dans la tenue des fichiers, le secrétariat et le suivi clientèle. Elle fit comme nous tous, elle adapta son bagage de bachotte gréco-latine à la nécessité du moment. Son habileté au piano en fit une dactylographe hors pair, avec pour formation professionnelle un cours Pigier par correspondance qu’elle jugea inutile au bout d’un mois. Quant à nos courriers clients et nos articles pour la presse spécialisée, elle se fit très vite au casque et dictaphone à fil, où je rédigeais mes articles pour la presse avicole en dehors des temps d’activité de groupe.

Et puis, cerise sur le gâteau, on se maria le 9 janvier 1954 devant ce cher Abbé Caravati curé de Ray à cette époque, qui devint notre ami de toujours. Paule Boursy laissa son patronyme et devint Paule Liard, ce qui ne l’empêcha pas aux heures creuses de continuer à écrire des poèmes, et de jouer de l’orgue dans les églises.

D’autres concours amicaux épaulèrent notre activité. Fernand Lécrivain, géomètre de son état et formé aux Beaux Arts de Dijon, qui habitait la maison de notre maire actuel, nous fit profiter de son savoir et de son talent pour créer l’enseigne de l’élevage en vue de la vente à l’international.

L’enseigne retenue pour l’élevage fut un armorial inspiré de la tradition locale et qui, en langue héraldique s’exprime: un meuble in quarto de la Franche-Comté, la roue symbolique de l’Industrie, deux poussins gris cendré et argent à cœur (symbole de notre activité), sur fond de gueule.

Le temps passant, avec nos travaux de sélection nous découvrons l’éthologie, la relation entre aptitudes, hérédité, alimentation, environnement et habitat.

La production se diversifiait rapidement, car on découvrit que nos volailles, plus elles devenaient performantes plus elles étaient sensibles à leur environnement et aux aléas d’une vie rustique. Dans les années 60, on lança donc une production hybride mieux adaptée à la vie dans les fermes, tout en continuant nos lignées de race pure, sélectionnée plus particulièrement pour les professionnels et l’exportation.

Une concurrence américaine sans vergogne:

Si le ciel était bleu à cette époque pour nous, et un bon nombre d’aviculteurs français, (plus de 5000 professionnels en France) on voyait poindre à l’horizon de gros nuages très sombres de la concurrence américaine sans retenues, avec ses moyens considérables et sa production de masse. Je n’en dirai que peu de choses pour en donner une idée: cinq millions de pondeuses à Pétaluma dans la région de San Francisco, ville de six mille habitants spécialisée en aviculture. Cinq ans plus tard, le jour du dumping avicole français arriva, tout un pan de l’activité fut éradiqué en une saison, sans réaction politique. C’est là que je fis connaissance avec l’aviculture à l’américaine et en particulier avec un voisin nouveau venu en Côte d’Or (couvoir de 500.000 œufs) qui donnait des poussins à nos clients pour nous empêcher de vendre les nôtres « dumping ». Un tête à tête épique se termina par l’engagement de ne pas nous nuire pendant une année pour la liquidation de notre exploitation.

Ce fut donc le moment où je m’interrogeai sur le sens de la profession qui entrait dans la spirale infernale d’une course à l’investissement liée à une productivité toujours en progression, et de plus en plus agressive pour les volailles. Système où le producteur est le dernier à être rémunéré, les prises de bénéfice étant réalisées en amont du producteur par les constructeurs, les fournisseurs de matériels, les fournisseurs d’aliments, sans oublier le banquier,.Et pour couronner le tableau des prédateurs, un fisc aveugle et opportuniste.

En bref, dégoûté je repris mon métier d’ingénieur non sans difficultés, et Alberte Bellini se trouva un poste de documentaliste bilingue à l’Ecole d’Agronomie de Toulouse (Purpan). Quant à Paule, elle commença une nouvelle vie avec bien des activités, non rémunérées mais ô combien utiles en terre de désertification…

Raymond et Paule Liard...toujours au travail en 2017!

Cet élevage fut pour nous tous une merveilleuse expérience de retour à la terre, riche en développement de connaissances, dans la plénitude de nos âges, et qui marquera nos vies; une sorte de paradis perdu.

Raymond Liard .2017

CI DESSOUS, APRES LES NOTES, LE FILM 8mm

TOURNE PAR RAYMOND EN 1953

ET COMMENTE PAR LUI MÊME EN 2014

Notes

* Raymond Grenier, Jean Billardey, Alfred Merli, Marcel Depierre, et l’ami René Coulon (que l’on trouva mort dans son champ de patates, usé par des années de labeur.)

**radiogoniomètre: système s’apparentant au radar, voir PROCHAINEMENTdans ce blog: Bellini Ettore, le grand inventeur méconnu du « Radiogoniomètre ».

Documents disponibles sur demande à raymond.liard@Gmail.com,

gratuitement et rédigé à la lumière de nos expériences :

  • Construction et exploitation d’un poulailler familial, 6 pages
  •  
  • Nutrition des gallinacées en élevage extensif, 4 pages

Lien pour avoir une idée de l’industrialisation de l’aviculture que nous exécrons :

https://www.youtube.com/watch?v=6AJfhZDjrzc

et maintenant... le FILM !

 

 

 

 

 

 

En 1953,Raymond LIARD a filmé en 8mm le quotidien de son activité à Ray sur Saône. Il l'a commenté en 2014. C'est un document exceptionnel!

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FRETIGNEY ET VELLOREILLE. De la Baume Noire, aux Doigts de Fée.

23 Novembre 2016, 08:48am

Publié par Patrick Mathie

Le village de Fretigney et Velloreille fait partie du canton de Scey sur Saône et de la communauté de communes des Monts de Gy. Situé à 240 mètres d'altitude, Fretigney-et-Velloreille s'étend sur 22 km². Le maire est Madame Nicole MILESI.

On dénombre à Fretigney 732 habitants, hameau de Velloreille compris.

(Site officiel Fretigney)

 

Blason de Fretigney et Velloreille."Coupé: au 1er de gueules à la bande vivrée d'or, au 2e d'argent   à l'ours passant de sable" .Le "premier" représente le blason de la Famille d'Oiselay dont en 1494 Antoine d'Oiselay fut aussi seigneur d'Oricourt. Quant à l'ours, symbole de puissance, il fut ensuite remplacé dans l'armorial par le Lion.

Blason de Fretigney et Velloreille."Coupé: au 1er de gueules à la bande vivrée d'or, au 2e d'argent à l'ours passant de sable" .Le "premier" représente le blason de la Famille d'Oiselay dont en 1494 Antoine d'Oiselay fut aussi seigneur d'Oricourt. Quant à l'ours, symbole de puissance, il fut ensuite remplacé dans l'armorial par le Lion.

La Préhistoire à Fretigney

La grotte de la Baume Noire et un abri  sous roche sud ont été explorés. Des vestiges archéologiques datant d'environ 15 000 ans  ont été mis à jour.

"La grotte de La Baume Noire se trouve sur le territoire communal de Fretigney-et-Velloreille. C'est un site placé au contact des plateaux de Haute-Saône (plateaux de Vesoul), dont il occupe la bordure occidentale, et des plaines de la Saône. Fortement tectonisés, les plateaux au sud de Vesoul sont découpés en escarpements orientés nord-est/ sud-ouest. La Baume Noire s'ouvre à une altitude de 345 m sur le flanc oriental d'un de ces escarpements. Elle domine d'une quarantaine de mètres une vallée sèche qui joint les communes d'Oiselay-et-Grachaux et de Fretigney-et-Velloreille...

C'est une grotte-aven comprenant deux salles souterraines, la seconde aveugle, la première s'ouvrant par un vaste porche bordé par des corniches calcaires. Au sud, la corniche forme un surplomb où les fouilles ont eu lieu.

Cet abri est long d'une dizaine de mètres, mais les travaux ont montré qu'il était plus large en profondeur. Si l'on prend en compte le dénivelé de la première salle, le remplissage est probablement considérable. Cette donnée fait tout l'intérêt de Fretigney, d'autant que l'environnement archéologique laisse supposer la présence d'occupations humaines antérieures au Magdalénien...

Vers -20 000 ans, une lente amélioration climatique s’accompagne d’une reprise timide du peuplement de la région, comme en témoigne le site de plein air d’Oisy (Nièvre). Plus à l’Est, quelques gisements, comme la grotte de Fretigney (Haute-Saône), témoignent de conditions climatiques encore froides. Entre -18 700 et -14 000 ans, le peuplement humain connaît son plus grand dynamisme. "  (ref:http://www.hominides.com/)

Des silex taillés des outils en os et des représentations de cheval et d'ours figurent à l'inventaire archéolgiques de ces lieux qui malheureusement furent en partie pillés par des amateurs.

La grotte de la Baume Noire à Fretigney

Plan de la grotte. Gravure sur pierre, cheval ( visible au Musée de Vesoul). Gravure sur pierre, ours. Silex taillés.
Plan de la grotte. Gravure sur pierre, cheval ( visible au Musée de Vesoul). Gravure sur pierre, ours. Silex taillés.
Plan de la grotte. Gravure sur pierre, cheval ( visible au Musée de Vesoul). Gravure sur pierre, ours. Silex taillés.
Plan de la grotte. Gravure sur pierre, cheval ( visible au Musée de Vesoul). Gravure sur pierre, ours. Silex taillés.

Plan de la grotte. Gravure sur pierre, cheval ( visible au Musée de Vesoul). Gravure sur pierre, ours. Silex taillés.

La grotte de la Baume noire abrite des colonies de chauve souris

"Treize espèces, ou groupes d’espèces, de chauves-souris fréquentent actuellement la cavité. L’intérêt principal réside dans la présence de la plus grosse colonie d’hibernation connue en Franche-Comté, pour le Minioptère de Schreibers(Miniopterus schreibersii), avec près de 10000 individus, soit environ 95 % des effectifs régionaux hivernaux. De plus, cette cavité constitue, en lien avec une autre grotte proche, un complexe majeur pour l’hibernation du Grand rhinolophe(Rhinolophus ferrumequinum) avec des effectifs moyens de 300 individus".

Restauration du Retable et de tableaux à l'église

C'est en 2012 qu'à commencé la restauration du patrimoine religieux de Fretigney.

"C’est une date qui comptera sans doute dans l’histoire de Frétigney : samedi dernier, une convention a été signée entre Mme le maire, Nicole Milesi, l’association des Arcadiens présidé par Michel Rivet, et la Fondation du Patrimoine. Trois signatures pour un seul objectif : assurer la restauration de cinq tableaux et deux retables, classés au patrimoine historique, grâce à une souscription publique.

Il s’agirait d’une ultime étape après le programme de restauration dont a bénéficié l’église Saint-Julien, datant du XVIIIème siècle. A l’issue de ce programme d’un million d’euros, dont 500 000 euros à la charge de la commune haut-saônoise, les toiles, trop abîmées, n’avaient pu retrouver leur place dans le monument. 

Souscription lancée pour les tableaux de Frétigney

Estimée à 40 000 euros, cette restauration sera assurée par le Centre Régional de Restauration et Conservation des Œuvres d'Art de Franche Comté (CRRCOA). =

La souscription permettra certes de récolter des fonds pour financer cette restauration, mais cela sera aussi une manière d’associer la population de ce village, du canton de Fresne-Saint-Mames, à la conservation d’un patrimoine local."

 (ref: SALSA Vesoul)

https://youtu.be/pmfNZiCuBlI

Vidéo Le Pélerin.

Aujourd'hui, en 2016, les travaux menés par l'Association des Arcadiens sont achevés.

Madame Pourcelot souligne:

"En fait, c'est notre association qui a géré les dossiers, proposé les animations, assuré le suivi ... en partenariat avec le maire; aujourd'hui les tableaux ont tous retrouvé leur place , cette action est terminée, nous sommes sur un autre projet ".

Eglise Saint Julien ( P.Mathie). Retable ( Salsa). Tableau à restaurer ( Le Pélerin)
Eglise Saint Julien ( P.Mathie). Retable ( Salsa). Tableau à restaurer ( Le Pélerin)Eglise Saint Julien ( P.Mathie). Retable ( Salsa). Tableau à restaurer ( Le Pélerin)

Eglise Saint Julien ( P.Mathie). Retable ( Salsa). Tableau à restaurer ( Le Pélerin)

Le cadastre napoléonien de 1812.

Le cadastre de Fretigney et Veloreille a été réalisé en 1812. Sa dénomination exacte était " "Cadastre de Fretigney et Réunion". En effet, avant 1806, les deux communes étaient indépendantes:

"Fretigney-et-Velloreille résulte de la fusion en 1806 des communes de Velloreille et de Fretigney. Au moment de la révolution, les petites communautés villageoise s'étaient établies en communes autonomes, mouvement qui sera corrigé sous l'Empire avec un certain nombre de regroupements.

Avant 1806, le hameau de Velloreille était une commune à part entière. Il comptait en 1803 (premier recensement) 78 habitants, essentiellement des paysans et ouvriers agricoles. Le 24 novembre 1806, le maire de Fretigney, M. Sautet, convoque le conseil municipal de Velloreille afin d'entériner le décret du 9 septembre. Depuis cette date, le hameau de Velloreille fait partie intégrantede la commune de Fretigney". (ref: Site Officiel Fretigney)

Les cadastres napoléonien des communes sont déposés aux Archives départementales de Haute Saône. Les plans d'assemblage comportent les indications de parcelles, les limites de propriétés de l'époque, les chemins, routes, étangs rivières , bornes, croix les maisons de particuliers, les édifices publics.... Les parcelles et habitations comportent un numéro qui renvoie à la "matrice cadastrale", tableau sur lequel figure le nom des propriétaires. 

Des couleurs indiquent la nature des différents éléments du plan:

Carmin   : Maisons particulières

Gris bleu: Bâtiments communaux

Bleu: mares, étangs, ruisseaux:

Vert pâle ou jaune: jardins 

Vert avec pointillés: vergers

Vert foncé: haies bosquets ou bois

 

Les photos ci dessus ( ADHS/ Patrick Mathie) montrent les différentes parties du territoire communal, le nom des lieux dits et des voies de communication. On peut s'apercevoir qu'il devait y avoir deuxmoulins l'un dit "de Fretigney" et l'autre "de la Rouchotte" ( avec le jardin à la française derrière une maisn de Maître) et deux grandes fermes: La ferme des Ecots et celle de Charmont.
Les photos ci dessus ( ADHS/ Patrick Mathie) montrent les différentes parties du territoire communal, le nom des lieux dits et des voies de communication. On peut s'apercevoir qu'il devait y avoir deuxmoulins l'un dit "de Fretigney" et l'autre "de la Rouchotte" ( avec le jardin à la française derrière une maisn de Maître) et deux grandes fermes: La ferme des Ecots et celle de Charmont.
Les photos ci dessus ( ADHS/ Patrick Mathie) montrent les différentes parties du territoire communal, le nom des lieux dits et des voies de communication. On peut s'apercevoir qu'il devait y avoir deuxmoulins l'un dit "de Fretigney" et l'autre "de la Rouchotte" ( avec le jardin à la française derrière une maisn de Maître) et deux grandes fermes: La ferme des Ecots et celle de Charmont.
Les photos ci dessus ( ADHS/ Patrick Mathie) montrent les différentes parties du territoire communal, le nom des lieux dits et des voies de communication. On peut s'apercevoir qu'il devait y avoir deuxmoulins l'un dit "de Fretigney" et l'autre "de la Rouchotte" ( avec le jardin à la française derrière une maisn de Maître) et deux grandes fermes: La ferme des Ecots et celle de Charmont.
Les photos ci dessus ( ADHS/ Patrick Mathie) montrent les différentes parties du territoire communal, le nom des lieux dits et des voies de communication. On peut s'apercevoir qu'il devait y avoir deuxmoulins l'un dit "de Fretigney" et l'autre "de la Rouchotte" ( avec le jardin à la française derrière une maisn de Maître) et deux grandes fermes: La ferme des Ecots et celle de Charmont.
Les photos ci dessus ( ADHS/ Patrick Mathie) montrent les différentes parties du territoire communal, le nom des lieux dits et des voies de communication. On peut s'apercevoir qu'il devait y avoir deuxmoulins l'un dit "de Fretigney" et l'autre "de la Rouchotte" ( avec le jardin à la française derrière une maisn de Maître) et deux grandes fermes: La ferme des Ecots et celle de Charmont.
Les photos ci dessus ( ADHS/ Patrick Mathie) montrent les différentes parties du territoire communal, le nom des lieux dits et des voies de communication. On peut s'apercevoir qu'il devait y avoir deuxmoulins l'un dit "de Fretigney" et l'autre "de la Rouchotte" ( avec le jardin à la française derrière une maisn de Maître) et deux grandes fermes: La ferme des Ecots et celle de Charmont.
Les photos ci dessus ( ADHS/ Patrick Mathie) montrent les différentes parties du territoire communal, le nom des lieux dits et des voies de communication. On peut s'apercevoir qu'il devait y avoir deuxmoulins l'un dit "de Fretigney" et l'autre "de la Rouchotte" ( avec le jardin à la française derrière une maisn de Maître) et deux grandes fermes: La ferme des Ecots et celle de Charmont.
Les photos ci dessus ( ADHS/ Patrick Mathie) montrent les différentes parties du territoire communal, le nom des lieux dits et des voies de communication. On peut s'apercevoir qu'il devait y avoir deuxmoulins l'un dit "de Fretigney" et l'autre "de la Rouchotte" ( avec le jardin à la française derrière une maisn de Maître) et deux grandes fermes: La ferme des Ecots et celle de Charmont.
Les photos ci dessus ( ADHS/ Patrick Mathie) montrent les différentes parties du territoire communal, le nom des lieux dits et des voies de communication. On peut s'apercevoir qu'il devait y avoir deuxmoulins l'un dit "de Fretigney" et l'autre "de la Rouchotte" ( avec le jardin à la française derrière une maisn de Maître) et deux grandes fermes: La ferme des Ecots et celle de Charmont.
Les photos ci dessus ( ADHS/ Patrick Mathie) montrent les différentes parties du territoire communal, le nom des lieux dits et des voies de communication. On peut s'apercevoir qu'il devait y avoir deuxmoulins l'un dit "de Fretigney" et l'autre "de la Rouchotte" ( avec le jardin à la française derrière une maisn de Maître) et deux grandes fermes: La ferme des Ecots et celle de Charmont.

Les photos ci dessus ( ADHS/ Patrick Mathie) montrent les différentes parties du territoire communal, le nom des lieux dits et des voies de communication. On peut s'apercevoir qu'il devait y avoir deuxmoulins l'un dit "de Fretigney" et l'autre "de la Rouchotte" ( avec le jardin à la française derrière une maisn de Maître) et deux grandes fermes: La ferme des Ecots et celle de Charmont.

Antoine DUPAILLET, maire, à Paris en 1900 !

Antoine Dupaillet, maire de Fretigney, eut le privilège de"monter à Paris" à l'occasion de l'exposition Universelle de 1900, à l'invitation du Président de la République, Emile LOUBET qui avait convié les Maires de France à participer à un grand banquet dans les jardins des Tuileries au mois de septembre de la même l'année. Plus de 22 000 maires se rendirent à cette manifestation républicaine à laquelle il convenait de participer en jaquette et haut de forme. C'est en recherchant son patronyme qui figure sur l'encadrement de la porte du lavoir avec la date 1903, que j'ai trouvé, sur internet, la mise en vente de sa plaque commémorative de 1900, gravée à son nom.

Ce fut certainement un grand moment et un honneur pour ce Maire, provincial, agriculteur de profession, de se rendre dans la capitale pour participer aux festivités de l'exposition universelle de 1900 et rencontrer le Président de la République et le Président du Conseil !

En 1905, Antoine Dupaillet reçut la médaille du Mérite Agricole pour 35 années consacrées au service de l'Agriculture.

 

Plaque commémorative nominative, d'Antoine Dupaillet, maire de Fretigney, Exposition Universelle de Paris 1900
Plaque commémorative nominative, d'Antoine Dupaillet, maire de Fretigney, Exposition Universelle de Paris 1900

Plaque commémorative nominative, d'Antoine Dupaillet, maire de Fretigney, Exposition Universelle de Paris 1900

Le Banquet des Maires de France aux Tuileries en 1900:

Le banquet des tuileries: 7 km de tables & de nappes, 125 000 assiettes, 126 000 verres... 3 000 personnes de service     11 Grands chefs, 220 Chefs, 400 cuisiniers, 2 150 maître d'hôtel, 50 personnes au vestiaire... 2 tonnes de saumon,

1 430 faisans, 2 500 poulardes, 1 200 litres de mayonnaise, 10 000 pêches, 1 tonne de raisin, 3 000 litres de café...

Pour les vins: 39 000 bouteilles dont 1 500 de Fine Champagne 

 

C'est le traiteur "Potel et Chabot "( Potel étant le pâtissier et Chabot le cuisinier) installé à Paris depuis 1820, qui se vit confier la mise en oeuvre de ce gigantesque repas. Cette notoriété fut telle que de , nos jours, "Potel et Chabot" demeure  le premier traiteur " de luxe" de  France et d' Europe.

Le repas, conformément aux souhaits du Président Loubet, dura 1h30. Des spectacles de danse et de théâtre furent ensuite donnés.
Le repas, conformément aux souhaits du Président Loubet, dura 1h30. Des spectacles de danse et de théâtre furent ensuite donnés.
Le repas, conformément aux souhaits du Président Loubet, dura 1h30. Des spectacles de danse et de théâtre furent ensuite donnés.
Le repas, conformément aux souhaits du Président Loubet, dura 1h30. Des spectacles de danse et de théâtre furent ensuite donnés.
Le repas, conformément aux souhaits du Président Loubet, dura 1h30. Des spectacles de danse et de théâtre furent ensuite donnés.
Le repas, conformément aux souhaits du Président Loubet, dura 1h30. Des spectacles de danse et de théâtre furent ensuite donnés.
Le repas, conformément aux souhaits du Président Loubet, dura 1h30. Des spectacles de danse et de théâtre furent ensuite donnés.
Le repas, conformément aux souhaits du Président Loubet, dura 1h30. Des spectacles de danse et de théâtre furent ensuite donnés.
Le repas, conformément aux souhaits du Président Loubet, dura 1h30. Des spectacles de danse et de théâtre furent ensuite donnés.
Le repas, conformément aux souhaits du Président Loubet, dura 1h30. Des spectacles de danse et de théâtre furent ensuite donnés.

Le repas, conformément aux souhaits du Président Loubet, dura 1h30. Des spectacles de danse et de théâtre furent ensuite donnés.

Le lavoir "Antoine DUPAILLET"

C'est en 1903, sous le mandat d'Antoine Dupaillet, qu'un lavoir fut construit sur le ruisseau des Dhuits, Situé à l'écart des habitations il obligeait les femmes à faire un long trajet avec leurs baquets à lessive. Mais on peut supposer qu'il avait deux avantages aux yeux du Maire dont le nom est gravé au dessus de la porte: il permettait aux lavandières de dire du mal des autres sans peur du qu"en dira-t-on et il préservait aussi la quiétude des villageois qui n'avaient pas à subir la cacophonie des éclats de rires et le bourdonnement des conversations!

Le lavoir "Dupaillet" ( Site officiel Fretigney et P.MATHIE 2016). CPA  (ADHS)
Le lavoir "Dupaillet" ( Site officiel Fretigney et P.MATHIE 2016). CPA  (ADHS)
Le lavoir "Dupaillet" ( Site officiel Fretigney et P.MATHIE 2016). CPA  (ADHS)
Le lavoir "Dupaillet" ( Site officiel Fretigney et P.MATHIE 2016). CPA  (ADHS)

Le lavoir "Dupaillet" ( Site officiel Fretigney et P.MATHIE 2016). CPA (ADHS)

Des doigts de Fée à Fretigney !

Depuis Antoine Dupaillet, de l'eau a coulé devant son lavoir et si la tradition des lavandières s'est perdue, celle des couturières et brodeuses perdure au sein d'une des nombreuses associations de Fretigney

Dimanche 20 novembre l'association "Les Doigts de Fée" organisait son exposition-vente annuelle de travaux d'aiguilles.Un grand choix de broderies, de décorations de Noël.. permettait de montrer le très beau travail réalisé pendant l'année par une vingtaine de dames de Fretigney et des environs.
Tous les vendredis après midi ces dernières se réunissent dans la salle polyvalente mise à leur disposition par la municipalité et échangent sur leurs travaux ou forment les nouvelles aux techniques de l'aiguille et du fil. Joëlle qui ne connaissait pas grand chose à la broderie il y a deux ans réalise aujourd'hui des nappes brodées de toute beauté! 
Le produit de la vente rend possible le renouvellement du stock de matériel et de poursuivre cette activité qui permet, de plus, de communiquer et de se détendre!
Pour tout renseignement s'adresser à la Mairie de Fretigney.

 

Des travaux d'aiguilles d'une grande qualité qui ont remporté un vif succès auprès des visiteurs venus nombreux à la salle polyvalente .
Des travaux d'aiguilles d'une grande qualité qui ont remporté un vif succès auprès des visiteurs venus nombreux à la salle polyvalente .
Des travaux d'aiguilles d'une grande qualité qui ont remporté un vif succès auprès des visiteurs venus nombreux à la salle polyvalente .
Des travaux d'aiguilles d'une grande qualité qui ont remporté un vif succès auprès des visiteurs venus nombreux à la salle polyvalente .
Des travaux d'aiguilles d'une grande qualité qui ont remporté un vif succès auprès des visiteurs venus nombreux à la salle polyvalente .
Des travaux d'aiguilles d'une grande qualité qui ont remporté un vif succès auprès des visiteurs venus nombreux à la salle polyvalente .
Des travaux d'aiguilles d'une grande qualité qui ont remporté un vif succès auprès des visiteurs venus nombreux à la salle polyvalente .
Des travaux d'aiguilles d'une grande qualité qui ont remporté un vif succès auprès des visiteurs venus nombreux à la salle polyvalente .
Des travaux d'aiguilles d'une grande qualité qui ont remporté un vif succès auprès des visiteurs venus nombreux à la salle polyvalente .
Des travaux d'aiguilles d'une grande qualité qui ont remporté un vif succès auprès des visiteurs venus nombreux à la salle polyvalente .
Des travaux d'aiguilles d'une grande qualité qui ont remporté un vif succès auprès des visiteurs venus nombreux à la salle polyvalente .
Des travaux d'aiguilles d'une grande qualité qui ont remporté un vif succès auprès des visiteurs venus nombreux à la salle polyvalente .
Des travaux d'aiguilles d'une grande qualité qui ont remporté un vif succès auprès des visiteurs venus nombreux à la salle polyvalente .
Des travaux d'aiguilles d'une grande qualité qui ont remporté un vif succès auprès des visiteurs venus nombreux à la salle polyvalente .

Des travaux d'aiguilles d'une grande qualité qui ont remporté un vif succès auprès des visiteurs venus nombreux à la salle polyvalente .

Que voir à Fretigney et Velloreille?

L'église et son rétable,la grotte de la Baume Noire, la statue de la dame de Piparon, le lavoir Dupaillet, la fontaine cirdulaire, des maisons anciennes, les étangs... On peut égaelment parcourir une partie du chemin de Saint Jacques de Compostelle et un sentier de randonnée qui effectue une boucle autour du village. La société Mischler qui fabrique des huisseries métalliques est une entreprise importante implantée dans le village.

FRETIGNEY ET VELLOREILLE. De la Baume Noire, aux Doigts de Fée.FRETIGNEY ET VELLOREILLE. De la Baume Noire, aux Doigts de Fée.
FRETIGNEY ET VELLOREILLE. De la Baume Noire, aux Doigts de Fée.

Patrick Mathie.

LA HAUTE SAONE ET SES BEAUX VILLAGES.

Novembre 2016

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PAULE LIARD, UNE VIE REMPLIE DE POESIE!

29 Octobre 2016, 09:29am

Publié par Patrick Mathie

Paule LIARD

Paule LIARD

A 84 ans, cette parisienne d'origine , et rayloise depuis bien longtemps, vit avec son mari Raymond,  dans la rue montante qui, après un virage au pied du calvaire de l'ancienne place du pilori, conduit au château des Dames et des Sires de Ray aujourd'hui en deuil après la disparition de Diane de Salverte.

Elle aura partagé les activités de son mari en l'assistant dans la conduite de ses réalisations tournées vers la science, l'ingénierie , la biologie appliquée ou encore en l'accompagnant dans son militantisme pour la protection de la Nature. C'est dire qu'en évoquant la famille LIARD on ne peut que dire: "Paule ET Raymond LIARD"!

 Attachons nous un moment à Paule elle même car, si elle a dû ralentir un peu ses activités, elle a eu ( et continue à avoir) une vie bien remplie . 

Elle fut secrétaire de l'Association "Ray Loisirs" pendant 10 ans et Secrétaire de l'Association "Plaine de Saône" dont Raymond avait été le fondateur et qui valorisait la réflexion et l'action écologique. Elle participait activement à l'entretien du potager "bio" familial.

L'Art a toujours fait partie de sa vie

Paule à créé à Ray une bibliothèque de 2000 livres pour adultes et enfants qu'elle a gérée et animée pendant 20 ans.

Elle s'est consacrée à l'animation de deux troupes de théâtre enfants et adultes. Cette activité qui comprenait l'adaptation de livrets, la mise en scène, la direction d'acteurs a duré 12 années.

Pianiste, elle donnait des cours particuliers bénévoles dans sa maison. Un de ses anciens élèves, Thierry Girardot a "fait le conservatoire de musique" et a atteint un très bon niveau. Il est malheureusement décédé en Août 2016. Paule a été organiste à l'église de Ray et des villages voisins. Elle accompagnait les célébrations et les répétitions de la chorale.

Mais le " jardin secret" de Paule LIARD c'est la Poésie avec laquelle elle entretient des liens privilégiés depuis sa jeunesse.

Si sa vision du monde est bien ancrée dans le quotidien, Paule laisse aussi  son esprit vagabonder et prendre le temps de la réflexion sur le mystère de la Vie, les joies, les peines, les paysages, la Nature, l'Homme...

Ses vers qu'ils soient des alexandrins ou des vers plus libres  nous conduisent à sa suite, par la magie du Verbe maîtrisé, vers nos propres horizons imaginaires, craints ou espérés.

PAULE LIARD, UNE VIE REMPLIE DE POESIE!

Paule a écrit  presque 300 poèmes et sa plume continue à glisser sur le papier. Elle est Sociétaire de la " Société des Poètes français", société fondée en 1902 par Sully Prudhomme, José Maria de Hérédia...

Partageons ici quelques uns de ses poèmes et laissons nous emporter à sa suite !

 

PAULE LIARD, UNE VIE REMPLIE DE POESIE!
PAULE LIARD, UNE VIE REMPLIE DE POESIE!
PAULE LIARD, UNE VIE REMPLIE DE POESIE!
PAULE LIARD, UNE VIE REMPLIE DE POESIE!
PAULE LIARD, UNE VIE REMPLIE DE POESIE!
PAULE LIARD, UNE VIE REMPLIE DE POESIE!
PAULE LIARD, UNE VIE REMPLIE DE POESIE!
PAULE LIARD, UNE VIE REMPLIE DE POESIE!
Maison de Paule et Raymond LIARD, rue du château, vers 1950.

Maison de Paule et Raymond LIARD, rue du château, vers 1950.

Souhaitons à Paule de continuer longtemps encore à trouver l'inspiration dans le monde qui nous entoure et de nous en faire partager la vision avec son regard de poète et sa sensibilité!

 

Patrick MATHIE Octobre 2016

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Ray sur Saône.14- L'Ecole et la Mairie.

28 Mai 2016, 07:19am

Publié par Patrick Mathie

Il serait plus juste de parler "des Ecoles et des Mairies" de Ray, car la Mairie actuelle et l'école des garçons désaffectée qui la jouxte étaient autrefois situées, rue de l'Abreuvoir, en bord de Saône, dans le bâtiment aujourd'hui propriété de Monsieur Ghesquier, Maire honoraire de la commune. L'école des filles, elle, se situait dans une aile du bâtiment de "la Fabrique" actuelle salle polyvalente.

Avant de s'intéresser à l'éducation et au service de l'Etat à Ray il n'est pas inutile de se replacer dans le contexte de l'Ancien Régime et de la période post-révolutionnaire  jusqu'à nos jours.

 

L'école ( ancienne salle de Mairie) en cours de restauration en mai 2016 et le bâtiment de la future Mairie ( autrefois Mairie et logement de l'instituteur)L'école ( ancienne salle de Mairie) en cours de restauration en mai 2016 et le bâtiment de la future Mairie ( autrefois Mairie et logement de l'instituteur)

L'école ( ancienne salle de Mairie) en cours de restauration en mai 2016 et le bâtiment de la future Mairie ( autrefois Mairie et logement de l'instituteur)

La Mairie et l'Ecole, symboles d'affirmation de la République ( 1880-1920).

 La mairie, appelée « maison commune » dans les campagnes devient véritablement le centre de la vie civique locale. Le conseil municipal est désigné au suffrage universel et choisit en son sein le maire de la commune. La mairie est le lieu de vote lors des échéances électorales . C’est aussi le lieu de célébration des mariages. Siège d’institutions républicaines, lieu de pouvoir, la mairie a aussi une fonction symbolique. 

Avec la mise en place des lois Ferry rendant l’enseignement primaire gratuit et obligatoire jusqu’à 13 ans (1881-1882), les communes reçoivent aussi l’obligation de se doter d’une école publique laïque. Dans beaucoup de communes, on construit un local municipal qui est à la fois mairie et école. La forme la plus répandue est la mairie dans un corps central et dans des ailes symétriques l’école des filles et l’école des garçons. Peuvent s’y ajouter des logements de fonction pour les instituteurs et institutrices. Le fronton de la mairie porte souvent mention de la devise de la République : « Liberté, Egalité, Fraternité ».

La figure de Marianne, allégorie de la République, est présente à l’extérieur ou à l’intérieur des mairies. Ces ensembles, ajoutent au caractère monumental des hôtels de ville et affirment la présence de la République sur le territoire national.

Avec les écoles-mairie ou mairie-écoles ou encore mairie-lavoirs, la République s’implante dans les campagnes.

 

L’école incarne la politique d’instruction de la IIIe République. C’est à la mairie et à l’école que se fait l’éducation des citoyens. La fréquentation des ensembles mairie-école familiarise les milieux ruraux à la démocratie et à l’idée républicaine.

La naissance du mouvement hygiéniste conduit à l'édification de Mairies -lavoirs : la Mairie située au-dessus du lavoir apporte sa caution républicaine à la propreté et à l'hygiène corporelle et vestimentaire!

 

Mairies- lavoirs de Beaujeu, Bouligney, Bucey les Gy, Dampierre sur Salon, Mailleroncourt St Pancrace.
Mairies- lavoirs de Beaujeu, Bouligney, Bucey les Gy, Dampierre sur Salon, Mailleroncourt St Pancrace.
Mairies- lavoirs de Beaujeu, Bouligney, Bucey les Gy, Dampierre sur Salon, Mailleroncourt St Pancrace.
Mairies- lavoirs de Beaujeu, Bouligney, Bucey les Gy, Dampierre sur Salon, Mailleroncourt St Pancrace.
Mairies- lavoirs de Beaujeu, Bouligney, Bucey les Gy, Dampierre sur Salon, Mailleroncourt St Pancrace.

Mairies- lavoirs de Beaujeu, Bouligney, Bucey les Gy, Dampierre sur Salon, Mailleroncourt St Pancrace.

C'est la Mairie et l'Ecole qui, dans les villages symbolisent la République.

Le Maire en incarne l'Autorité administrative tandis que l'Instituteur se doit d'être le détenteur de l'autorité morale face à l'autorité religieuse de l'Eglise qui prévalait jusque là. Le drapeau tricolore, le buste de Marianne, la devise républicaine affirment les valeurs républicaines dans une sorte de "catéchisme laïc" qui s'oppose à la statuaire des églises et aux enseignements de la religion.

Mairie Ecole de Fresne Saint Mamès 70 . Buste de Marianne, symbole de la République. Devise de la République adoptée une première fois en 1848 puis définitivement en 1879.
Mairie Ecole de Fresne Saint Mamès 70 . Buste de Marianne, symbole de la République. Devise de la République adoptée une première fois en 1848 puis définitivement en 1879.
Mairie Ecole de Fresne Saint Mamès 70 . Buste de Marianne, symbole de la République. Devise de la République adoptée une première fois en 1848 puis définitivement en 1879.

Mairie Ecole de Fresne Saint Mamès 70 . Buste de Marianne, symbole de la République. Devise de la République adoptée une première fois en 1848 puis définitivement en 1879.

Mairies et écoles sont aussi des symboles au cœur des combats de la République.

Les choix décoratifs des mairies traduisent les conflits. A Saint-Chamas 13 , mairie et église monumentales qui se font pratiquement face illustrent par le défi lancé la querelle sur la laïcité. Le régime anti-républicain mis en place par le Maréchal Pétain après la défaite de la France en 1940 s’attaque aux symboles les plus évidents des mairies, comme le buste de Marianne . L’architecture des mairies et des écoles traduit une forme d’expression artistique spécifique qui permet la constitution d’un patrimoine républicain.

Ces symboles de la République côtoient parfois de manière curieuse des édifices religieux: à Frédéric Fontaine 70, on peut  voir le seul bâtiment de France à la fois mairie, logement de l'Instituteur et temple protestant luthérien! A Recologne les Ray c'est la chapelle et la Mairie qui font "murs communs"!

Le "triptyque républico-religieux" de Frédéric Fontaine et la Chapelle-Mairie de Recologne les Ray .
Le "triptyque républico-religieux" de Frédéric Fontaine et la Chapelle-Mairie de Recologne les Ray .

Le "triptyque républico-religieux" de Frédéric Fontaine et la Chapelle-Mairie de Recologne les Ray .

Une école uniformisée sur le territoire national.

 

Les Autorités ministérielles et rectorales établissent un cahier des charges strict pour les architectes chargés de la construction des "écoles.

 

INSTRUCTION SPECIALE concernant la construction, le mobilier et le matériel d'enseignement des écoles primaires élémentaires (18 janvier 1887):

 

L'école primaire élémentaire comprend :

1° Un vestiaire distinct ou un vestibule pouvant servir de vestiaire;

2° Une ou plusieurs classes ;

3° Un préau couvert avec gymnase et, s'il y a lieu, un petit atelier pour le travail manuel élémentaire ;

4° Une cour de récréation et un jardin, partout ou il sera possible 

5° Des privés ( wc) et des urinoirs ;

6° Un logement pour l'instituteur ou l'institutrice et, s'il y a lieu, des logements pour les adjoints ou les adjointes ;

…..

Conditions générales.

ARTICLE PREMIER. — Le terrain destiné à recevoir une école doit être central, bien aéré, d'un accès facile et sûr, éloigné de tout établissement bruyant, malsain ou dangereux, à 100 mètres au moins des cimetières. (…)

ART. 2. — La superficie du terrain sera évaluée à raison de 10 mètres environ par élève ; elle ne pourra toutefois avoir moins de 500 mètres. L'école et ses annexes seront entourées d'une clôture.

ART. 3. — La disposition des bâtiments sera déterminée suivant le climat de la région, en tenant compte des conditions hygiéniques, de l'exposition, de la configuration et des dimensions de l'emplacement, des ouvertures libres sur le ciel, et surtout de la distance des constructions voisines.

ART. 4. — Dans les communes où le même bâtiment contiendra l'école et la mairie, les deux services devront être complètement séparés. Aucun service étranger à l'école ne pourra être installé dans les bâtiments scolaires. (…)

 

 

Plans de l'Ecole de Villefranque dans les Hautes Pyrénées. Dans chaque département français, les instituteurs ont eu pour mission de dessiner les plans des écoles pour l'Exposition Universelle de 1889, afin de faire valoir l'enseignement français aux yeux du monde.
Plans de l'Ecole de Villefranque dans les Hautes Pyrénées. Dans chaque département français, les instituteurs ont eu pour mission de dessiner les plans des écoles pour l'Exposition Universelle de 1889, afin de faire valoir l'enseignement français aux yeux du monde.
Plans de l'Ecole de Villefranque dans les Hautes Pyrénées. Dans chaque département français, les instituteurs ont eu pour mission de dessiner les plans des écoles pour l'Exposition Universelle de 1889, afin de faire valoir l'enseignement français aux yeux du monde.
Plans de l'Ecole de Villefranque dans les Hautes Pyrénées. Dans chaque département français, les instituteurs ont eu pour mission de dessiner les plans des écoles pour l'Exposition Universelle de 1889, afin de faire valoir l'enseignement français aux yeux du monde.

Plans de l'Ecole de Villefranque dans les Hautes Pyrénées. Dans chaque département français, les instituteurs ont eu pour mission de dessiner les plans des écoles pour l'Exposition Universelle de 1889, afin de faire valoir l'enseignement français aux yeux du monde.

La mairie-école, lieu d’apprentissage de la démocratie dans les campagnes.

C'est par l'une et par l'autre (la mairie et l’école) que la démocratie s'est implantée solidement dans les milieux ruraux, que l'idée républicaine, d'abord accueillie avec réserves, et même avec hostilité, est devenue familière, et que la vie laïque a pu rayonner dans un pays aux si fortes traditions catholiques. [...]

Cette mairie, centre modeste d'une vie civique encore rudimentaire, a naturellement pour voisine cette école où commence l'éducation des citoyens de demain. Nulle ligne de discontinuité : l'homme fait, sacré souverain de la cité, franchit le même seuil que dix ou vingt ans plus tôt, lorsqu'il faisait son apprentissage intellectuel et moral. L'une ne va pas sans l'autre : elles sont indissolublement liées dans leur essence, comme dans leur but; deux institutions sœurs se prêtant secours, l'une servant d'assise et éclairant l'autre qui veille à sa prospérité matérielle, à son rayonnement moral.

Bataillons de scolaires défilant place de la République à Paris Les instituteurs transmettent non seulement un savoir, mais aussi la foi laïque et républicaine. De fait, on rencontre souvent chez eux une ardeur, une conviction, une abnégation qui ont beaucoup aidé à installer durablement l'idéal républicain Ainsi l'école primaire a profondément ancré dans les esprits une morale, un esprit civique et un patriotisme, en plus des compétences de bases que sont la lecture, l'écriture et le calcul.

Bataillons de scolaires défilant place de la République à Paris Les instituteurs transmettent non seulement un savoir, mais aussi la foi laïque et républicaine. De fait, on rencontre souvent chez eux une ardeur, une conviction, une abnégation qui ont beaucoup aidé à installer durablement l'idéal républicain Ainsi l'école primaire a profondément ancré dans les esprits une morale, un esprit civique et un patriotisme, en plus des compétences de bases que sont la lecture, l'écriture et le calcul.

Le développement de l'Ecole Elémentaire.

 

Sous la Monarchie et l'Ancien Régime

Avant la Révolution de 1789, L'enseignement élémentaire, celui où on apprend à lire, écrire et compter, a longtemps relevé de l'initiative privée. Les familles les plus fortunées engageaient un précepteur qui instruisait voire éduquait leurs enfants.

Dans quelques villages, des prêtres catholiques, eux aussi sous-formés jusqu'au milieu du XVI ème siècle, faisaient quelques heures de cours en hiver pour les enfants des paysans. Cependant Louis XIV en lutte pour éliminer le protestantisme de son royaume, s'intéresse à l'enseignement élémentaire. En 1698, il ordonne à chaque communauté villageoise d'ouvrir une école dont le maître sera un prêtre catholique ou une personne choisie par le prêtre.

L'ordre est renouvelé par Louis XV en 1724. Un peu partout des écoles de villages ou de quartiers s'ouvrent. Cependant, le taux d'alphabétisation reste faible. À la veille de la révolution de 1789, seuls 47% des hommes et 27% des femmes savaient signer le registre de mariage.

Chardin1735: La jeune préceptrice donne un cours particulier. Hallé: Education des pauvres.Livre d'étude du français  Maître d'école en
Chardin1735: La jeune préceptrice donne un cours particulier. Hallé: Education des pauvres.Livre d'étude du français  Maître d'école en
Chardin1735: La jeune préceptrice donne un cours particulier. Hallé: Education des pauvres.Livre d'étude du français  Maître d'école en
Chardin1735: La jeune préceptrice donne un cours particulier. Hallé: Education des pauvres.Livre d'étude du français  Maître d'école en
Chardin1735: La jeune préceptrice donne un cours particulier. Hallé: Education des pauvres.Livre d'étude du français  Maître d'école en

Chardin1735: La jeune préceptrice donne un cours particulier. Hallé: Education des pauvres.Livre d'étude du français Maître d'école en

Sous la Première République

 

Pendant la révolution de 1789, de nombreux projets d'organisation de l'enseignement, sans intervention de l'Église catholique, sont proposés par Talleyrand, Condorcet, Lakanal et Daunou. Mais la période très troublée et le manque dramatique de moyens financiers ne permirent pas l'installation d'un système d'instruction élémentaire.

 

Sous le Premier Empire

Napoléon Ier ne s'intéresse qu'à l'enseignement secondaire et à l'enseignement supérieur. Cependant, les congrégations religieuses spécialisées dans l'enseignement, qui avaient été chassées pendant la Révolution, sont autorisées à revenir. Les Frères des écoles chrétiennes ouvrent de nombreuses écoles.

 

Frère de l'Enseignement de la doctrine Chrétienne, maître d'école

Frère de l'Enseignement de la doctrine Chrétienne, maître d'école

Pendant la première moitié du XIXe siècle

Deux ordonnances de Louis XVIII imposent l'ouverture d'une école de garçons puis d'une école de filles dans chaque commune. Mais elles seront peu appliquées. Sous la Restauration on ouvre des écoles d'enseignement mutuel.

En 1833, la loi proposée par Guizot est le premier pas important dans le développement de l'enseignement élémentaire. Elle oblige chaque commune de plus de 500 habitants à ouvrir une école publique de garçons. En 1836, une nouvelle loi permet aux communes volontaires d'ouvrir une école publique de filles. Mais ce n'est qu'en 1850, que la loi Falloux oblige les communes de plus de 800 habitants à ouvrir une école publique de filles. Cette loi organise le contrôle du recrutement des maîtres et de l'enseignement par l'Église catholique. En 1867, la loi proposée par Victor Duruy, permet aux communes qui le désirent de financer l'école pour les pauvres. Le résultat de toutes ces mesures est spectaculaire. Vers 1875, 78% des hommes et 66% des femmes savaient signer le registre des mariages.

Salle d'asile vers 1850.

Salle d'asile vers 1850.

Sous la Troisième République

Le plus gros de l'effort de scolarisation étant accompli, il reste à persuader les familles récalcitrantes (le plus souvent par manque de moyens financiers) d'envoyer leurs enfants à l'école.

En 1881, le républicain Jules Ferry, fait voter une loi établissant la gratuité de l'enseignement élémentaire public. L'école étant désormais gratuite on peut la rendre obligatoire.

C'est l'objet d'une seconde loi Jules Ferry en 1882. la scolarité est alors fixée de 6 à 13 ans (quelquefois 12 pour les élèves les plus brillants qui peuvent passer le Certificat d'études primaires dès leur onzième année !). La neutralité de l'Ecole publique et l'abandon de l'enseignement religieux pendant le temps scolaire sont affirmés. Les instituteurs deviennent les fameux "hussards noirs" de la République.

 

Le 9 décembre 1905, le député socialiste Aristide Briand (43 ans) fait voter la loi concernant la séparation des Églises et de l'État.

La loi s'applique aux quatre confessions alors représentées en France : le catholicisme, la confession d'Augsbourg (les protestants luthériens), les réformés (les protestants calvinistes) et les israélites. Elle clôture 25 ans de tensions entre la République et l'Église catholique, l'un et l'autre se disputant le magistère moral sur la société.

En 1936, pendant le Front populaire, la scolarité obligatoire est portée à 14 ans (loi Jean Zay). Déjà en 1911, 96% des 20-24 ans étaient alphabétisés. Désormais c'est sur le nombre de jours scolaires dans la semaine et l'année que va porter l'effort de scolarisation. Depuis Jules Ferry, en plus du repos du dimanche, un jour de la semaine (le jeudi) était laissé à la disposition des familles. Les enfants travaillaient donc cinq jours sur sept.

Depuis l'ordonnance n°59-45 du 6 janvier 1959, la scolarité est prolongée jusqu'à l'âge de 16 ans révolus.

Puis la présence scolaire du samedi après midi est supprimée.

Enfin à la rentrée 2008, à l'école élémentaire, le samedi devient totalement sans classe.

1 Caricature de Jules Ferry "croquant un curé en pain d'épices".Suite: Ecole fin du XIXème siècle et début du XXème..
1 Caricature de Jules Ferry "croquant un curé en pain d'épices".Suite: Ecole fin du XIXème siècle et début du XXème..
1 Caricature de Jules Ferry "croquant un curé en pain d'épices".Suite: Ecole fin du XIXème siècle et début du XXème..
1 Caricature de Jules Ferry "croquant un curé en pain d'épices".Suite: Ecole fin du XIXème siècle et début du XXème..
1 Caricature de Jules Ferry "croquant un curé en pain d'épices".Suite: Ecole fin du XIXème siècle et début du XXème..
1 Caricature de Jules Ferry "croquant un curé en pain d'épices".Suite: Ecole fin du XIXème siècle et début du XXème..
1 Caricature de Jules Ferry "croquant un curé en pain d'épices".Suite: Ecole fin du XIXème siècle et début du XXème..
1 Caricature de Jules Ferry "croquant un curé en pain d'épices".Suite: Ecole fin du XIXème siècle et début du XXème..
1 Caricature de Jules Ferry "croquant un curé en pain d'épices".Suite: Ecole fin du XIXème siècle et début du XXème..

1 Caricature de Jules Ferry "croquant un curé en pain d'épices".Suite: Ecole fin du XIXème siècle et début du XXème..

LES FILLES EXCLUES DE LA SCOLARITE

Avant 1870, les filles sont exclues de l'enseignement donné aux garçons.

Source: back.ac-rennes.fr (Académie de Rennes)

Considérées comme inférieures comme on peut le lire dans manuels d'éducation fémimine, elles sont confinées dans un rôle traditionnel : "tout est fait pour conforter la petite fille dans sa faiblesse.Elle sort peu, on lui interdit les jeux dit de garçons, elle joue avec une balle en laine filée moins lourde et moins dangereuse car les exercices violents sont incompatibles avec les natures délicates".

Fin XIXème - début XXème elles sont éduquées pour les travaux ménagers, la cuisine, le ménage, apprendre à s'occuper d'un nourisson....Tout cela en vue uniquement de les marier pour qu'elles forment de "parfaites ménagères".

Elles apprennent la vie pratique et utilitaire. L' enseignement dispensé n'a aucun lien avec le savoir intellectuel. Les écoles de la première moitié du XIXème siècle forment donc les jeunes filles pour devenir des femmes chrétiennes, des épouses aimables, des mères tendres, des économes attentives dans la plus grande tradition de la France du XIX° siècle.

"Former de meilleures mères" 
"[...] Je sais que plus d'une femme me répond : mais à quoi bon toutes ces connaissances, tout ce savoir, toutes ces études ? A quoi bon ? Je pourrais répondre : à élever vos enfants, et ce serait une bonne réponse, mais comme elle est banale, j'aime mieux dire : à élever vos maris. L'égalité de l'éducation, c'est l'unité reconstituée dans la famille.", déclarait en 1870 Jules Ferry, futur ministre de l'instruction publique et des Beaux-Arts. 


Le ton est donné ! Celui qui instituera l'école gratuite, obligatoire et laïque une décennie plus tard va ouvrir en 1880 l'école aux filles ... sous conditions. C'est une avancée en demi teinte. Car, l'éducation des filles doit répondre à un but précis : devenir de "meilleures" femmes au foyer. Les matières sont donc différentes de celles enseignées aux garçons : lecture, écriture, une nouveauté pour des filles autrefois analphabètes. Mais surtout broderie, couture, musique, chant, dessin, peinture, ou religion dans les écoles privées tenues par les nonnes. Pour l’Église, les femmes sont gages de présence des valeurs catholiques au sein de la famille. Les écoles de filles se multiplient. Les manuels de bonne conduite prônant l'idéal de la fille "fée du logis" pullulent et"bercent" toute une société.

La fabrique des filles. L'éducation des filles de Jules Ferry à la pilule (Les Éditions Textuel, 2014), de Rebecca Rogers etFrançoise Thébaud

 

La Révolution de 1789 ne semble pas avoir laissé de traces car elle fut avant tout une histoire d'hommes et de bourgeois en particulier qui considéraient la femme comme avant tout une mère et une épouse.

Après 1850, l'enseignement secondaire des filles devient l'affaire de débats politiques. La nature des écoles change: les rares établissements laïcs sont financièrement plus fragiles et cèdent la place aux pensions religieuses jusque dans les années 1880.

 

Les matières enseignées:

Les matières enseignées ne sont pas nombreuses, mais elles ne sont pas les mêmes selon le sexe... Le sexisme scolaire et intellectuel est révélateur des mentalités de l'époque.

-langue et littérature francaise

-histoire et géographie

- morale, dessin, écriture, musique et couture

I'enseignement est avant tout littéraire, civique et politique tout en étant pratique pour les filles.

Elles ne sont pas l'égal des garçons, pas de latin, et peu ou pas de sciences. La distinction sciences / lettre est donc en marche : sciences pour les garçons et lettres pour les filles.

 

1 La classe de couture en Bretagne. 2 La petite Marthe est une bonne ménagère ( Image d'Epinal).
1 La classe de couture en Bretagne. 2 La petite Marthe est une bonne ménagère ( Image d'Epinal).

1 La classe de couture en Bretagne. 2 La petite Marthe est une bonne ménagère ( Image d'Epinal).

LA NAISSANCE D'UNE ECOLE OUVERTE AUX FILLES CERTES, MAIS AVEC UN ENSEIGNEMENT SPECIFIQUE !

Du XIXème à la première moitié du XXème siècle, pendant près d'une centaine d'années, en dépit des lois qui instaurent l'enseignement obligatoire, les mentalités ne changent guère: les filles sont toujours considérées comme le précise la citation suivante:

 "Donner la même éducation aux filles et aux garçons, c'est confondre ce que la nature, le bon sens, l'ordre, la société, la religion commandent de distinguer." déclare Mgr Donnet, archevêque de Bordeaux.

La France reste donc profondément conservatrice à l'égard des jeunes filles et des femmes. L'Eglise et les politiques se chargent de maintenir les mentalités ancestrales: deux idées essentielles marquent donc cette époque:

- l'Eglise refuse l'égalité des sexes devant l'éducation et l'instruction.

- l'Eglise reste donc une barrière dans le développement de l'instruction des filles, or elle occupe toujours une place prépondérante dans notre pays car plus de 90% de la population pratique régulièrement et écoute les préceptes enseignés.  

On peut appliquer ces remarques à la "Morale Laïque" qui continue, dans un premier temps à séparer physiquement filles et garçons et à délivrer un enseignement différent aux unes et aux autres.

1 Ecole publique de filles. 2 Ecole privée confessionnelle.
1 Ecole publique de filles. 2 Ecole privée confessionnelle.

1 Ecole publique de filles. 2 Ecole privée confessionnelle.

LES ECOLES NORMALES D'INSTITUTEURS ET D'INSTITUTRICES

" La loi Guizot du 28 juin 1833 sur l’organisation de l’instruction primaire stipulait dans son article 11 : « Tout département sera tenu d’entretenir une école normale primaire, soit par lui-même, soit en se réunissant à un ou plusieurs départements voisins. »

La loi Guizot négligeait la scolarisation des filles : ce n’est qu’en 1879, le 9 août, qu’est voté, sur la proposition de Paul Bert, alors président de la Commission de l’enseignement public à l’Assemblée, une loi faisant obligation aux départements de créer une école normale de jeunes filles avant trois ans.

28 Mars 1882 : école obligatoire et laïque.

On assiste à une uniformisation du fonctionnement de l’ensemble des Ecoles Normales

4 facteurs vont s’additionner pour en assurer l’éclat :

- la qualité des élèves recrutés après le Brevet Élémentaire pour une scolarité de 3ans marquée par de nombreux contrôles, notes et classements.

- la qualité des personnels : Directeur, Directeur adjoint, Professeurs, ont tous le CAP ; les 3 premiers sortent des ENS de St Cloud et de Fontenay.

- l’analogie entre les programmes d’enseignement à l’EN et à l’École Primaire ; seules une langue vivante et la pédagogie sont en plus.

- la conviction de tous que leur pédagogie a suffisamment de rigueur pour que le modèle « normal » soit parfaitement crédible.

La vie d’internat est difficile (uniforme, courrier contrôlé, relations ave l’extérieur très surveillées…) y compris pour les professeurs et les personnels administratifs.

Pourtant beaucoup de bonne humeur et de fêtes organisées dans l’Ecole par les élèves et les professeurs.

Une grande nouveauté cependant : l’ouverture vers l’extérieur et par ailleurs, l’extérieur entre à l’École. "

Anne Marie Cauwet, le 18 janvier 2013.http://www.maison-histoire-aphpo.fr/ 

1 Normaliens "Hussards noirs de la République Orléans.2 Normaliennes Coutances. 3 Visite des normaliens et normaliennes d'Alsace Lorraine à Avignon.4 Normaliennes en formation de cuisine..
1 Normaliens "Hussards noirs de la République Orléans.2 Normaliennes Coutances. 3 Visite des normaliens et normaliennes d'Alsace Lorraine à Avignon.4 Normaliennes en formation de cuisine..
1 Normaliens "Hussards noirs de la République Orléans.2 Normaliennes Coutances. 3 Visite des normaliens et normaliennes d'Alsace Lorraine à Avignon.4 Normaliennes en formation de cuisine..
1 Normaliens "Hussards noirs de la République Orléans.2 Normaliennes Coutances. 3 Visite des normaliens et normaliennes d'Alsace Lorraine à Avignon.4 Normaliennes en formation de cuisine..

1 Normaliens "Hussards noirs de la République Orléans.2 Normaliennes Coutances. 3 Visite des normaliens et normaliennes d'Alsace Lorraine à Avignon.4 Normaliennes en formation de cuisine..

Les écoles normales d'instituteurs et d'institutrices de Vesoul.

Les normaliennes fréquentaient le vaste bâtiment construit au pied de la Motte ( actuellement Inspection Académique de Haute Saône); les jeunes gens, eux, recevaient leur enseignement pédagogique dans un bâtiment plus exigu situé sur l'ancienne place du Marché, à proximité de l'église.

La vie des normaliennes et des normaliens était quelques peu spartiate et ne souffrait d'aucun débordements! Les écoles normales  pouvaient être considérées, au bébut, comme des "séminaires laïcs"... Il fallait que les élèves maîtres, "hussards noirs de la République" ( expression de Charles Péguy), soient irréprochables dans leur conduite afin de servir de modèle aux enfants dont ils auraient la charge à l'issue de leurs 2 ou 3 années de formation.

Ecole normale de filles ( ENF) et de garçons ( ENG bâtiment foncé au centre, à l'arrière plan). Deux "promotions" ( on disait "promos") de normaliens et normaliennes à Vesoul.
Ecole normale de filles ( ENF) et de garçons ( ENG bâtiment foncé au centre, à l'arrière plan). Deux "promotions" ( on disait "promos") de normaliens et normaliennes à Vesoul.
Ecole normale de filles ( ENF) et de garçons ( ENG bâtiment foncé au centre, à l'arrière plan). Deux "promotions" ( on disait "promos") de normaliens et normaliennes à Vesoul.
Ecole normale de filles ( ENF) et de garçons ( ENG bâtiment foncé au centre, à l'arrière plan). Deux "promotions" ( on disait "promos") de normaliens et normaliennes à Vesoul.

Ecole normale de filles ( ENF) et de garçons ( ENG bâtiment foncé au centre, à l'arrière plan). Deux "promotions" ( on disait "promos") de normaliens et normaliennes à Vesoul.

Les photos suivantes tirées d'album photos des Ecoles Normales  de Vesoul évoquent le cadre de vie des futurs institutrices (vers 1915) et instituteurs ( aux environs de 1920). Une vie assez rude matériellement car l'intimité de chacun était loin d'y être préservée!

L'Ecole Normale d'institutrices:

 

Ray sur Saône.14- L'Ecole et la Mairie.
Ray sur Saône.14- L'Ecole et la Mairie.
Ray sur Saône.14- L'Ecole et la Mairie.
Ray sur Saône.14- L'Ecole et la Mairie.
Ray sur Saône.14- L'Ecole et la Mairie.
Ray sur Saône.14- L'Ecole et la Mairie.

L'Ecole  Normale d'Instituteurs:

 

Ray sur Saône.14- L'Ecole et la Mairie.
Ray sur Saône.14- L'Ecole et la Mairie.
Ray sur Saône.14- L'Ecole et la Mairie.
Ray sur Saône.14- L'Ecole et la Mairie.
Ray sur Saône.14- L'Ecole et la Mairie.
Ray sur Saône.14- L'Ecole et la Mairie.
Ray sur Saône.14- L'Ecole et la Mairie.
Ray sur Saône.14- L'Ecole et la Mairie.

En 1940 le régime de Vichy supprime les E.N.

Le 18 septembre 1940 le régime de Vichy supprime les Ecoles normales et la loi du 28 novembre 1940 prévoit, qu’à l’avenir, les élèves-maîtres recrutés seront scolarisés au lycée pendant 3 ans pour préparer le baccalauréat et recevront par la suite une formation professionnelle. (Le Brevet Supérieur est supprimé)
Elie REYNIER, dans son ouvrage « Les Ecoles normales primaires de l’Ardèche », précise : 

 

« Cette suppression retentissante est la conséquence  de deux griefs officiels et réitérés, l’un politique, l’autre pédagogique.
Les E.N. étaient :
1) Des foyers de communisme
2) Des séminaires laïques, des vases clos. »

 

1 Le maréchal Pétain en visite dans une école ( radio). 2 La révolution nationale de Vichy.
1 Le maréchal Pétain en visite dans une école ( radio). 2 La révolution nationale de Vichy.

1 Le maréchal Pétain en visite dans une école ( radio). 2 La révolution nationale de Vichy.

A la Libération les ordonnances du 9 août 1944 et du 31 mars 1945 rétablissent les E.N. dans leur statut d’avant 1940.

Ray sur Saône.14- L'Ecole et la Mairie.

En 1991: suppression des Ecoles normales.

A partir de la rentrée 1991, plus d’un siècle et demi après leur création, les Ecoles normales sont supprimées et remplacées par les Instituts Universitaires de Formation des Maîtres (I.U.F.M.) C’est Lionel JOSPIN, alors ministre de l’Education Nationale, qui, dans une loi publiée le 14 juillet 1989 décide de la création des I.U.F.M.

Source : Fernand BOURRET (E.N.I Privas 1956-60)   

Ray sur Saône.14- L'Ecole et la Mairie.

 La loi no 2013-595 du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République supprime les IUFM dans les Académies mais les maintient dans les vice-rectorats du Pacifique, et crée les écoles supérieures du professorat de l'éducation (ESPE). Ce sont des composantes des universités, qui ont pour mission la formation initiale et continue des enseignants. Les candidats aux concours doivent justifier d’une inscription en première année d’études en vue de l’obtention d’un master.

Ray sur Saône.14- L'Ecole et la Mairie.

L'ECOLE DE RAY SUR SAONE

En 1992, l'Ecole de Ray a été supprimée. Les élèves de Ray fréquentent désormais le regroupement pédagogique de Vellexon.

Autrefois les écoles de garçons et de filles étaient séparées:

-les garçons ont tout d'abord fréquenté l'école-Mairie sise rue de l'Abreuvoir en bordure de Saône,

-les filles recevaient un enseignement dispensé par les soeurs dans les bâtiments de la " fabrique", actuellement salle polyvalente et bureau de poste communal.

                                          L'ancienne Ecole-Mairie, rue de l'Abreuvoir

Emplacement de l'ancienne école des filles dans les locaux de la Fabrique, encore appelée maison des soeurs.

La Fabrique ou encore Maison des Soeurs, siège de l'Ecole des filles.

La salle de classe des filles se trouve à gauche. Au centre, le logement des soeurs.

La salle de classe des filles se trouve à gauche. Au centre, le logement des soeurs.

En 1851 le Conseil Municipal et son maire, le Duc de Marmier décident de faire construire un lieu d'aisance dans la cour de la Fabrique. Jusque là les filles devaient aller se soulager dans le pré derrière le bâtiment ou dans les ruelles ou les cours des maisons voisines!

 

Le 12 mai 1881,sous la mandature de M.Ramondot maire, le conseil décide la construction de deux salles de classes dans une maison du Duc de Marmier, récemment acquise.

Les deux salles de classes projetées, l'une pour les garçons et l'autre pour les filles, se situaient dans les anciennes dépendances, à l'arrière de la maison échangée par le duc de Marmier et la Commune
Les deux salles de classes projetées, l'une pour les garçons et l'autre pour les filles, se situaient dans les anciennes dépendances, à l'arrière de la maison échangée par le duc de Marmier et la Commune

Les deux salles de classes projetées, l'une pour les garçons et l'autre pour les filles, se situaient dans les anciennes dépendances, à l'arrière de la maison échangée par le duc de Marmier et la Commune

En 1888, les plans des écoles sont tracés par l'Instituteur, Monsieur CHALMIN, à la demande des Autorités Académiques de Haute Saône. Toutes les écoles de France doivent faire de même pour montrer la qualité du système éducatif français lors de l'exposition universelle de 1889 à Paris.

 

Les Instituteurs sont mal considérés par leur hiérarchie et par les habitants. Ils sont souvent obligés d'effectuer un deuxième métier, de sous louer une chambre de leur logement, de servir la messe à l'église car leur traitement versé par la commune est souvent très bas et les parents ne versent pas toujours les droits mensuels d'écolage en vigueur!

3J'attends beaucoup de vous. I l n'y a pour ainsi dire point de vie privée pour vous : l'Etat vous demande plus que le tribut de votre intelligence et de vos connaissances, c'est l'homme tout entier qu'il réclame .N’espérez ni gloire ni fortune et contentez vous de l'austère plaisir d'avoir servi vos frères humains, car vous n'obtiendrez rien au-delà de votre obscure et laborieuse condition".  Ainsi s'exprimait le Ministre Guizot dans une circulaire adressée aux élèves Normaliens en 1832!  

GUIZOT

GUIZOT

Les Elèves.

Le temps scolaire des élèves

Le règlement de 1887 fixe la durée des classes à

-trois heures le matin

-trois heures l'après-midi,
-un horaire hebdomadaire de 30h
- une interruption totale du jeudi pour l'instruction religieuse.

Une répartition des disciplines est même prévue pour l'ensemble de la journée de classe.

PAUL GERBOD B.É.C. 1999

 

 

De plus, ce règlement prévoit l'insertion d'une  du cours moyen, et pour les élèves du cours supérieur une récréation d'un quart d'heure le matin et l'après midi.

Etre instituteur à Ray sur Saône

La rémunération de l’Instituteur provient de deux sources: le traitement versé par la commune ( un logement doit être mis à sa disposition) et le paiement des mois d’écolage par les familles des élèves. En été et en automne, les élèves fréquentent beaucoup moins l’école car ils sont réquisitionnés ,par leurs familles ,pour aider aux travaux des champs.

Le 9 mai 1817, le Conseil Municipal de Ray se réunit pour fixer le montant du traitement de l’Instituteur et celui du paiement des mois d’écolage:

"il a été décidé d’une voix unanime, qu’indépendamment d’un logement composé de deux chambres seulement, sans aucune autre aisance, il serait accordé au dit instituteur, après l’autorisation de Monsieur le Préfet, une somme de cent vingt francs par an et ensuite les mois d’écolage, fixés aux taux suivants:

-pour les commençants vingt cinq centimes par mois,

-pour ceux qui apprennent à lire et à écrire, cinquante centimes

-pour ceux qui indépendamment de la lecture et de l’écriture apprennent l’arithmétique soixante quinze centimes…. »

 

 

 

1852. LA MAIRIE ECOLE DES BORDS DE SAÔNE ETANT INSALUBRE ON ENVISAGE DE LA TRANSFERER EN UN AUTRE LIEU...

Un projet d’échange de cette bâtisse avec la "Maison Cordienne" et un petit bâtiment  des "frères Gérard" permettrait de placer l’école ainsi que la Mairie au centre du village, près de l'Eglise, du presbytère, de l'école des soeurs et du lavoir ( un centre administratif moderne, en somme!) ….

Des plans sont établis pour aménager la maison Cordienne:

 

Mais 6 Conseillers municipaux et des habitants mécontents lancent une pétition ( déjà à l'époque!) pour faire retirer le projet...

 

Affiche-pétition des 6 conseillers municipaux opposés au projet.

Les inconvénients matériels y sont décrits.On retiendra surtout que l'aspect financier est le plus important car les propriétaires Cordienne et Gérard échangeaient bien leurs maisons contre la maison commune des bords de Saône, mais la commune devait leur verser en plus une somme de 1200 francs pour acquérir "des ruines"!

Le vote des habitants,  lors de la consultation prévue par la Loi, conduira à retirer le projet.

La maison "Cordienne" en 2017.

 

ENFIN! LA NOUVELLE ECOLE ET LA NOUVELLE MAIRIE.

Il aura fallu attendre 28 ans après l’échec de la consultation des habitants pour que,le 12 mai 1881, sous la mandature de M .Ramondot, maire, le conseil décide la construction de deux salles de classes dans une maison du Duc de Marmier, récemment acquise .

Les plans ont été établis en mai 1881 par l’architecte Colard de Soing.

La partie gauche de l’ensemble, appartenait au Duc de Marmier.

Ci dessous, seul le plan du Rez de chaussée est représenté.

Le Duc de Marmier a échangé la maison contiguë à la maison de soeurs avec la commune de Ray, contre un terrain communal de 5 hectares en limite du territoire de  Vanne. Elle se compose d'une maison d'habitation d'une cour, de dépendances ( grange, écuries) situées à l'arrière. La Mairie, une bibliothèque et le logement de l'instituteur se situeront dans la maison d'habitation, tandis que les 2 salles de classes seront construites dans les dépendances, avec accès  et cour séparés pour les filles et les garçons.

Les deux salles de classes, garçons et filles.

 

LES ELEVES DE RAY

La loi de 1882 oblige les Maires à dresser la liste des enfants de 6 à 13 ans qui doivent fréquenter l’école . Il en remet un exemplaire au Directeur d’Ecole et un exemplaire à l’Inspecteur d’Académie. L’Instituteur établi chaque mois la liste des élèves absents au-delà de 4 demi journées d’absences et la transmets aux Autorités hiérarchiques.

 

 

Liste des élèves des écoles de Ray en 1882, signée par le Maire Duc de Marmier.

Listes des élèves absents de Mars 1883. La liste des absences garçons est signée par l'instituteur Monsieur Chalmain, celle des filles par Soeur Thomaïde Gabet, religieuse.

L'absentéisme des garçons semblait moins important que celui des filles... Celles-ci devaient aider souvent aux tâches ménagères quotidiennes. Les absences des garçons et des filles étaient plus conséquentes en été et en automne au moment des récoltes. L'agriculture avait besoin de bras!

 

LE TEMPS SCOLAIRE DES ELEVES

Le règlement de 1887 fixe la durée des classes à

-trois heures le matin.

-trois heures l'après-midi.
-un horaire hebdomadaire de 30h.
-une interruption totale du jeudi pour l'instruction religieuse.

De plus, ce règlement prévoit l'insertion d'une récréation toutes les heures pour les élèves du cours élémentaire et du cours moyen, et pour les élèves du cours supérieur une récréation d'un quart d'heure le matin et l'après midi.

Une répartition des disciplines est même prévue pour l'ensemble de la journée de classe.

PAUL GERBOD B.É.C. 1999

 

 

 

 

 

L’enseignement primaire comprend :

-L’instruction morale et civique 

-La lecture et l’écriture 

-La langue et les éléments de la littérature française 

-La géographie, particulièrement celle de la France 

-L’histoire, particulièrement celle de la France jusqu’à nos jours 

-Sciences naturelles physiques et mathématiques

-Dessin, Modelage, Musique 

-La gymnastique 

Pour les garçons, les exercices militaires .

Pour les filles, les travaux à l’aiguille.

La méthode d'apprentissage de lecture au CP en 1900 s'appuie sur des textes patriotiques ( le souvenir de la défaite de 1870 est encore très présent!)

 

La Loi de 1905 et son retentissement à Ray.

Jean-Baptiste Bienvenu-Martin, ministre de l’Éducation nationale, sépare le clergé et
"la fille aînée de l’Eglise".
(Dessin de Léandre paru dans Le Rire.20/05/1905).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dès 1902, la salle d'école de la maison des soeurs étant devenue dangereuse, on s'était mis en quête de trouver une autre lieu de classe pour les filles.

 

Le 15 septembre 1903, l’Inspecteur d’Académie indique qu’il retient la proposition de la commune de louer la maison Grillot , Grande Rue, qui seule pourrait convenir « elle pourra recevoir 25 élèves filles et sera suffisante puisque le maximum d’inscriptions est de 26 et les présences de 19 ».

Les nécessaires travaux d’aménagement doivent être terminés le 1er Octobre!

 

L'école des filles se tiendra dans cette maison jusqu'en 1911 !

C'est en 1903  qu'intervient la laïcisation de l'école des filles de Ray

Le 31.12.1906 les biens de la Fabrique ( entité religieuse gérée conjointement par l'Eglise et la Commune) sont séquestrés en application de la Loi de 1905. Le clergé local ne peut qu'élever une vive protestation.

 

 

 

 

 

 

Il faut entendre par "biens" non seulement les biens matériels situés dans les églises et presbytères ( mobilier, tableaux, statues) mais tous les biens financiers constitués par les dons,  les rentes ,les legs faits à l'Eglise par les fidèles. Des listes seront dressées pour l'ensemble de ses valeurs.

A Ray le clergé fait lire une protestation solennelle, mais à Besançon comme dans de nombreux villages et villes de France des incidents ont lieu. La troupe à cheval interdit la marche de la foule en direction des églises.

 

(à suivre: Le Maire, Duc de Marmier, intente un procès à son propre conseil municipal!)

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RAY SUR SAÔNE.13- Au fil de l'Eau...

8 Avril 2016, 09:07am

Publié par Patrick Mathie

L'eau fut et demeure un élément essentiel de la vie du Village.

La Saône, que bordent les anciennes maisons du bourg, s'est affrontée au rocher qui porte le château. Bonne fille, elle a détourné son cours, creusé et  modelé une vaste plaine fertile. Protectrice, elle a autrefois aménagé des gués permettant le passage des charrois. Sa force motrice a été domestiquée pour faire tourner le moulin. Les poissons pêchés dans son lit ont été une ressource importante pour la cité au moyen âge. Voie d'eau naturelle elle a contribué au développement du transport fluvial grâce à l'aménagement de dérivation et d'écluses. Aujourd'hui la navigation de plaisance accompagne le développement du tourisme dans la région. N'oublions pas enfin l'approvisionnement en eau qui a vu la population croître, en son temps, pour atteindre plus de 500 "âmes" et de faire fonctionner une brasserie pendant une bonne centaine d'années!

Vue aérienne de RAY dans les années soixante dix.

Vue aérienne de RAY dans les années soixante dix.

La Saône Sauvage.

La Saône doit son nom à la tribu celte des Sequanes et à la déesse tutellaireSouconna ou Sauc-Onna.

"La Saône portait 3 noms : Brigoulus, Souconna etArar. C'est finalement Souconna qui lui est resté, que les moines copistes ont progressivement renommé saoconna, d'où elle tire son nom de Saône.

Son ancien nom avant le monde romain était Arar. Il est le doublement de la racine indo-européenne ar = eau, car, s'écoulant lentement, il est difficile parfois de deviner son sens (selon César, dans La Guerre des Gaules). Son nom actuel vient d'une source sacrée, Sauc-Onna, située à Chalon, dont le nom fut donné à l'ensemble de la rivière par les légionnaires romains.

La Saône prend sa source à Vioménil au pied du Ménamont, au sud du Seuil de Lorraine (département des Vosges), à 405 m d'altitude. Elle conflue avec leRhône à Lyon, à l'altitude de 163 mètres.

La petite Saône a un régime pluvial (parfois influencé par la neige) avec une très forte influence océanique. Les sols, peu propices à l'infiltration, sont vite saturés et favorisent le ruissellement. Très vite le débit gonfle, et dès après avoir reçu les eaux de la Lanterne, la Saône est devenue une puissante rivière". (Wikipédia)

A Ray, la Saône offre un cours parfois capricieux dépendant de la pluviométrie. Elle peut se montrer calme et nonchalante, puis, subitement gonfler et sortir de son lit...

 

Inondations de 2010. 1 et 2 Photo P.MATHIE. 3 Transport original au Domaine du Bac. 4 et 5 Le Domaine du Bac inondé. Photo H. Kouwenberg et Peter Feenstra ( Noordersoft).
Inondations de 2010. 1 et 2 Photo P.MATHIE. 3 Transport original au Domaine du Bac. 4 et 5 Le Domaine du Bac inondé. Photo H. Kouwenberg et Peter Feenstra ( Noordersoft).
Inondations de 2010. 1 et 2 Photo P.MATHIE. 3 Transport original au Domaine du Bac. 4 et 5 Le Domaine du Bac inondé. Photo H. Kouwenberg et Peter Feenstra ( Noordersoft).
Inondations de 2010. 1 et 2 Photo P.MATHIE. 3 Transport original au Domaine du Bac. 4 et 5 Le Domaine du Bac inondé. Photo H. Kouwenberg et Peter Feenstra ( Noordersoft).
Inondations de 2010. 1 et 2 Photo P.MATHIE. 3 Transport original au Domaine du Bac. 4 et 5 Le Domaine du Bac inondé. Photo H. Kouwenberg et Peter Feenstra ( Noordersoft).

Inondations de 2010. 1 et 2 Photo P.MATHIE. 3 Transport original au Domaine du Bac. 4 et 5 Le Domaine du Bac inondé. Photo H. Kouwenberg et Peter Feenstra ( Noordersoft).

Inondations d'avril 2016 vues par Hans Kouwenberg, depuis le Domaine du Bac.

La Saône continue de monter pour atteindre 4.30 m! Le Domaine du Bac redevient une île!

La Saône vue depuis le Domaine du Bac. Photos Hans Kouwenberg. 17.04.2016
La Saône vue depuis le Domaine du Bac. Photos Hans Kouwenberg. 17.04.2016
La Saône vue depuis le Domaine du Bac. Photos Hans Kouwenberg. 17.04.2016
La Saône vue depuis le Domaine du Bac. Photos Hans Kouwenberg. 17.04.2016

La Saône vue depuis le Domaine du Bac. Photos Hans Kouwenberg. 17.04.2016

Une station hydrologique et hydrométrique existe à Ray. Ses relevés transmis à la DREAL permettent d'informer VNF sur l'évolution des débits, des hauteurs d'eau et de prévenir des crues, ce qui est essentiel pour la navigation.

Relevé de la station de Ray, fin mars-début avril 2016

Relevé de la station de Ray, fin mars-début avril 2016

Dans des conditions extrêmes la Saône peut prendre les allures d'un fleuve Sibérien! C'est ainsi qu'en  février 2012 une vague de froid persistante a gelé le cours de la rivière!

Ce n'est rien par rapport aux hivers des années 50 !

Sur sa page facebook, Alain MEY a posté des photographies transmises par THierry Riehl sur la page "Rivières et canaux d'Europe". Elles montrent des péniches cernées par le gel, à Ray, au niveau... des îles(?). Les mariniers ont l'air heureux malgré tout. Une dame a sorti sa fourrure et prend la pose avec le capitaine et du chien du bord. Un groupe se prépare sans doute à sortir " en ville". La fumée sort des cheminées des "bateaux", le linge sèche ( ou géle!) au soleil. Un passage de planches permet de rejoindre la berge sans glisser!....Tout une époque!

Photos Patrick Mathie. 2012
Photos Patrick Mathie. 2012
Photos Patrick Mathie. 2012
Photos Patrick Mathie. 2012

Photos Patrick Mathie. 2012

Photos des années 50? Gel de la Saône à Ray. Photos 1 et 2:sur la gauche, au fond,  on aperçoit les premières maisons du village et à droite le château.Ref: Page facebook Alain MEY. Photos postées par Thierry Riehl sur " Rivières et canaux d'Europe".
Photos des années 50? Gel de la Saône à Ray. Photos 1 et 2:sur la gauche, au fond,  on aperçoit les premières maisons du village et à droite le château.Ref: Page facebook Alain MEY. Photos postées par Thierry Riehl sur " Rivières et canaux d'Europe".
Photos des années 50? Gel de la Saône à Ray. Photos 1 et 2:sur la gauche, au fond,  on aperçoit les premières maisons du village et à droite le château.Ref: Page facebook Alain MEY. Photos postées par Thierry Riehl sur " Rivières et canaux d'Europe".
Photos des années 50? Gel de la Saône à Ray. Photos 1 et 2:sur la gauche, au fond,  on aperçoit les premières maisons du village et à droite le château.Ref: Page facebook Alain MEY. Photos postées par Thierry Riehl sur " Rivières et canaux d'Europe".
Photos des années 50? Gel de la Saône à Ray. Photos 1 et 2:sur la gauche, au fond,  on aperçoit les premières maisons du village et à droite le château.Ref: Page facebook Alain MEY. Photos postées par Thierry Riehl sur " Rivières et canaux d'Europe".

Photos des années 50? Gel de la Saône à Ray. Photos 1 et 2:sur la gauche, au fond, on aperçoit les premières maisons du village et à droite le château.Ref: Page facebook Alain MEY. Photos postées par Thierry Riehl sur " Rivières et canaux d'Europe".

Le cours de la Saône à Ray.

 

En amont  du Pont, la Saône se scinde en deux bras. Le plus important est  constitué par la Petite Saône Sauvage qui conduit vers les pontons , les îles et le moulin. L'autre, canalisé, débouche sur l'écluse de Ray- Charentenay ouvrant sur la dérivation de Charentenay qui rejoint le cours libre de l'eau avant le Village de Soing.

Carte Google. Dérivation de la Saône entre Soing et Charentenay à l'Est et Charentenay et Ray au centre.

Carte Google. Dérivation de la Saône entre Soing et Charentenay à l'Est et Charentenay et Ray au centre.

L'écluse de Ray- Charentenay.

Je ne saurais évoquer l'écluse de Charentenay sans faire référence à Alain Mey qui y vécut pendant son enfance et a fait part de ses souvenirs sur le blog "Saône.org". Ses impressions traduisent tout son attachement à ces années passées à manoeuvrer les manivelles de l'écluse pendant ses vacances scolaires, à voir passer les péniches et à échanger avec les mariniers. Les photos en noir et blanc sont les témoins visuels d'un passé si proche et si lointain à la fois.

Je laisse la parole à Alain....

Photos du site Saône .org. Alain Mey.

Photos du site Saône .org. Alain Mey.

Le Gabes...

"La photo contient deux éléments intéressants : Tout d'abord le bateau (eh oui, dans le milieu marinier, on dit le bateau, pas la péniche). Remarquez la peinture sur le devant. Ce triangle blanc avec un triangle rouge au centre (la photo en noir et blanc ne le montre pas mais c'est bien un rouge du plus bel effet), c'est la marque de la Compagnie Générale HPLM. Une compagnie de navigation intérieure qui a dominé les rivères et canaux pendant plus d'un siècle et qui a aujourd'hui disparu. Toute une époque !"

 

Papa était à la pêche...

"En effet, il était toute la journée à la pêche dans les environs et ne revenait que pour écluser les bateaux dont l'annonce par le téléphone à manivelle reliant les écluses entre elles (1) lui était transmise par ma mère.

Quand j'étais à la maison, il avait trouvé le truc pour être tranquille et qui me convenait aussi : il allait à la pêche et c'était moi qui éclusais. Et où ça devenait intéressant, c'est qu'il me donnait 1 franc par bateau. Pas grand chose pour lui, le début de la fortune pour moi : 10 bateaux, ça faisait un 45 tours de Johnny, Sylvie ou Richard Anthony ! Et en plus j'avais le droit de garder le pourboire ! 20 centimes ! Il y avait quelques rares généreux qui donnaient plus. La fête quoi ! Et aussi quelques radins... Le pourboire. Aussi loin que je me rappelle, c'était toujours 20 centimes. Jusqu'à ce qu'on quitte l'écluse en 1966. Après, je ne sais pas. Est-ce que ça existe encore aujourd'hui ? Si oui, c'est combien maintenant ? D'où venait cette coutume ?

Il parait que c'était le remerciement du marinier à l'éclusier qui venait lui prendre ses cordes (d'ailleurs, les rares radins étaient connus et devaient souvent se débrouiller tout seuls pour s'amarrer). Mais alors, pourquoi n'y avait-il pas de pourboire en canal où l'amarrage du bateau est aussi facilité quand quelqu'un prend les cordes ?"

 

La barque des ponts et chaussées navigation…

 

"Quand nous étions à l'écluse de Charentenay, dans les années 60, chaque écluse et chaque barrage était doté d'une barque. Je ne sais pas si c'est encore le cas aujourd'hui. J'en garde un souvenir fabuleux. Rien à voir avec une frêle barque de pêche (bien qu'elle convenait parfaitement pour ça). Du maousse costaud ! Je ne sais plus la longueur, mais il y avait deux jeux de rames. Dure à démarrer mais une fois lancée, un vrai hors-bord. Non, j'exagère mais quand même très rapide.

Une photo à l'écluse de Charentenay dans les années 60, la barque amarrée devant la maison éclusière et mes deux frères en train de pêcher. J'ai revu quelques décennies après, cette barque en ruines et ça m'a fait un pincement douloureux au coeur. Elle représentait tellement de bons souvenirs... J'aimerais savoir s'il en existe encore en service".

Alain Mey

Ecluse de Ray- Charentenay au fil du temps..
Ecluse de Ray- Charentenay au fil du temps..
Ecluse de Ray- Charentenay au fil du temps..
Ecluse de Ray- Charentenay au fil du temps..
Ecluse de Ray- Charentenay au fil du temps..
Ecluse de Ray- Charentenay au fil du temps..

Ecluse de Ray- Charentenay au fil du temps..

Dragage, entretiens et réparations.

Le lit d'une rivière navigable demande un entretien et des aménagements réguliers de la part de VNF. Quelquefois des désagréments peuvent survenir...

La communauté de communes des 4 Rivières a construit 5 pontons au pied du château de Ray très visité par les touristes. En 2014 le président d'alors faisait part de son mécontentement par rapport à l'ensablage de la petite Saône:

…Et que dire de Ray sur Saône où les pouvoirs publics nous ont encouragés à installer des pontons pour permettre l’accès des bateaux de plaisance mais paraissent impuissants devant de simples techniciens de la Fédération de pêche qui s’opposent à tout dragage de la Saône. Résultat : les bateaux s’échouent sur des bancs de sable au milieu de la rivière, les pontons sont déserts et les touristes évitent village et château !...

(Champlitte, le 14/01/2014 Charles GAUTHIER alors Président de la  CC4R)

De même les commerçants se plaignaient du fait que la trop faible hauteur d'eau empêchait les bateaux des plaisanciers d'accoster.

Des remèdes ont été apportés mais... lors du dragage de l'écluse, un affaisement de terrain s'est produit et les pierres centenaires du chenal éclusier se sont effondrées dans l'eau. VNF répare les dégâts en installant des paleplanches métalliques ce qui a l'heur d'exaspérer Hans Kouwenberg et Peter Feenstra,propriétaire de la propriéte de l'ancien bac!

Le dragge de 1970. Article Est Republicain 2014.  Dragage de 2015.Les pontons. Les réparations à l'écluse. Photos Patrick Mathie.
Le dragge de 1970. Article Est Republicain 2014.  Dragage de 2015.Les pontons. Les réparations à l'écluse. Photos Patrick Mathie.
Le dragge de 1970. Article Est Republicain 2014.  Dragage de 2015.Les pontons. Les réparations à l'écluse. Photos Patrick Mathie.
Le dragge de 1970. Article Est Republicain 2014.  Dragage de 2015.Les pontons. Les réparations à l'écluse. Photos Patrick Mathie.
Le dragge de 1970. Article Est Republicain 2014.  Dragage de 2015.Les pontons. Les réparations à l'écluse. Photos Patrick Mathie.
Le dragge de 1970. Article Est Republicain 2014.  Dragage de 2015.Les pontons. Les réparations à l'écluse. Photos Patrick Mathie.
Le dragge de 1970. Article Est Republicain 2014.  Dragage de 2015.Les pontons. Les réparations à l'écluse. Photos Patrick Mathie.
Le dragge de 1970. Article Est Republicain 2014.  Dragage de 2015.Les pontons. Les réparations à l'écluse. Photos Patrick Mathie.
Le dragge de 1970. Article Est Republicain 2014.  Dragage de 2015.Les pontons. Les réparations à l'écluse. Photos Patrick Mathie.
Le dragge de 1970. Article Est Republicain 2014.  Dragage de 2015.Les pontons. Les réparations à l'écluse. Photos Patrick Mathie.
Le dragge de 1970. Article Est Republicain 2014.  Dragage de 2015.Les pontons. Les réparations à l'écluse. Photos Patrick Mathie.

Le dragge de 1970. Article Est Republicain 2014. Dragage de 2015.Les pontons. Les réparations à l'écluse. Photos Patrick Mathie.

L'ancien Bac .

 

L'ancien Bac permettait la traversée de la Saône à pied sec avant la construction du Pont. Piétons, animaux, attelages,matériels, marchandises étaient embarqés à partir d'un rampe en pierres s'avançant dans le cours de la Saône. La large barque à fond plat était attachée par des cordages et des poulies qui coulissaient sur un câble suspendu qui traversait le cours d'eau. Le passeur, en se tenant aux cordages et en utilisant le courant, faisait avancer l'embarcation et son précieux chargement et atteignait ainsi l'autre rive sur un débarcadère. En fonction de la force du courant la tâche était plus ou moins aisée! Un incident tragique intervint lors d'une traversée narrée par l'abbé Dallet  en 1904.( voir plus bas).

 

Les Archives départementales de Haute Saône conservent des documents relatifs à l'exploitation et à l'entretien du Bac:

Le 17 brumaire An IX  ( samedi 8 novembre 1800) un avis au public  annonçait une adjudication de l'exploitation et de la reconstruction de l'ancien bac "à traille" qui devait être en piteux état ( on peut penser qu'une catastrophe avait déjà pu avoir lieu, vu l'insistance portée sur la "sécurité de la vie des personnes"!):

AVIS AU PUBLIC. Administration de l'Enregistrement du Domaine National

"Ceux qui voudront amodier ( louer) le Bac de Ray et les bâtiments ou dépendant, pourront se rencontrer par devant le sous préfet à Gray a heure de neuf du matin du 28 brumaire courant, ou l'adjudication sera donnée au plus offrant, et dernier enchéri sera au Donnant caution solevable et aux conditions qui seront portées dans le cahier des charges desquelles on pourra prendre connaissance à la sous-préfecture à compter du 21 courant. Dampierre, le 17 brumaire an 9.Signé: Le Receveur des Domaines".

Les conditions de l'amodiation et de la construction du nouveau Bac de Ray: 

"Article premier: Le bail sera fait pour le temps et terme de 9 années, qui commenceront au premier frimaire (samedi 22 novembre)prochain.

Article 2:L'ancien Bac restera à la disposition de l'adjudicataire qui sera tenu et obligé d'en fournir un neuf à ses frais, dans les plus courts délais, ce qui sera exécuté de manière à ce que le passage soit toujours libre et que la vie des personnes soit en sûreté.

Article 3: Le Bac neuf sera construit dans les mêmes dimensions que celui qui existe actuellement, en bois de bonne qualité, les georgeos (?) seront d'une seule pièce et d'épaisseur convenable à faire dans les règles de l'art, et sans qu'elles puissent être moindre que celles qui ont servi à la construction du Bac ancien, de tout quoi il sera fait sévère reconnaissance par experts..."

 

 

1.et 2 Adjudication du nouveau bac en 1800.(ADHS) 3 et 4 Cadastre Napoléonien ( ADHS) 5. Cpa un bac à Traille vers 1900 sur le Rhône. Clichés P.Mathie
1.et 2 Adjudication du nouveau bac en 1800.(ADHS) 3 et 4 Cadastre Napoléonien ( ADHS) 5. Cpa un bac à Traille vers 1900 sur le Rhône. Clichés P.Mathie
1.et 2 Adjudication du nouveau bac en 1800.(ADHS) 3 et 4 Cadastre Napoléonien ( ADHS) 5. Cpa un bac à Traille vers 1900 sur le Rhône. Clichés P.Mathie
1.et 2 Adjudication du nouveau bac en 1800.(ADHS) 3 et 4 Cadastre Napoléonien ( ADHS) 5. Cpa un bac à Traille vers 1900 sur le Rhône. Clichés P.Mathie
1.et 2 Adjudication du nouveau bac en 1800.(ADHS) 3 et 4 Cadastre Napoléonien ( ADHS) 5. Cpa un bac à Traille vers 1900 sur le Rhône. Clichés P.Mathie

1.et 2 Adjudication du nouveau bac en 1800.(ADHS) 3 et 4 Cadastre Napoléonien ( ADHS) 5. Cpa un bac à Traille vers 1900 sur le Rhône. Clichés P.Mathie

Le naufrage du Bac en 1853 : 16 morts.

L'Abbé Dallet, dans sa monographie de Ray, raconte le drame qui s'es joué sur la Saône alors que le bac était chargé de passagers, de bestiaux et de marchandises...

Récit du Naufrage de 1853 par l'abbé Dallet.
Récit du Naufrage de 1853 par l'abbé Dallet.

Récit du Naufrage de 1853 par l'abbé Dallet.

Le Domaine du Bac et la société Noordersoft.

 

Deux citoyens hollandais se sont installés au Domaine du Bac pour y poursuivre l'activité de leur société informatique qu'ils avaient débutées en Hollande.

Hans Kouwenberg a reçu une formation de psychologie, a travaillé dans l'événementiel dans différents sociétés américaines puis comme Directeur de l'Académie des Beaux Arts d"Amsterdam jusqu'en 1990.

Peter Leunis Feenstra à fait des études universitaires en pédagogie puis en informatique.

En 1990, changeant complètement de domaine d'activité ils ont fait l'acquisition d'une pénciche pour transporter des marchandises entre la Hollande et la Méditerranée.

Mais laissons les nous conter leur périple professionnel sur un de leurs blogs:

NoorderSoft b.v. – Amsterdam – constitue une activité de l’entreprise néerlandaise « Noorderzon Cruises b.v. », active depuis 1990 dans le transport fluvial international. NoorderSoft – Amsterdam développe des logiciels pour le calcul des itinéraires par les voies navigables de l’Europe, ainsi que pour le calcul des horaires et des coûts de transport. NoorderSoft – Amsterdam gère une base de données détaillée de toutes les voies navigables européennes, permettant de conseiller d’autres entreprises et des institutions en ce qui concerne le transport par voie d’eau.

Ce conseil s’étend aux institutions gouvernementales chargées du transport par voie navigable. Grâce à une connaissance sans égal du réseau européen des voies navigables et grâce à l’expérience de la pratique du transport par eau, NoorderSoft peut conseiller effectivement, vite et compétitivement.

NoorderSoft – Amsterdam a des liens forts avec les départements du Rijkswaterstaat qui s’occupent des voies navigables et avec la Commission Centrale de la Navigation Rhénane et la Commission Centrale du Danube. NoorderSoft participait au projet « COMPRIS », qui réalisait les « River Information Services » (RIS, Services d’informations fluviales). Dans ce projet, NoorderSoft développait des logiciels qui permettent l’accès direct aux RIS depuis le poste de pilotage d’un bateau.

Plusieurs disciplines se combinent dans NoorderSoft – Amsterdam : l’informatique est géré par Peter Feenstra, qui est le responsable des logiciels, du développement, de la production, du service et de la clientèle. L’entretien de la base de données, les informations sur les voies navigables, les conseils et le contact avec les institutions sont de la responsabilité de Hans Kouwenberg, qui trouvera sa route partout en Europe, tant que c’est une route fluviale. Charly Curtit, le développeur que nous employons depuis octobre 2010, fait les modifications nécessaires dans le code-source

À bord d’un bateau, on travaille jusqu’à 19h00, en générale. Les soirées, pendant qu’on était amarré, nous faisions des essaies sur l’ordi, afin d’améliorer notre planning. Lentement notre logiciel était né. Jamais nous  n'aurions pu nous imaginer que ce produit nous permettrait de gagner beaucoup plus qu'avec le bateau – ou même qu'avec nos anciens salaires !"

Hans et Peter viennent de prendre leur retraite . Ils ont revendu leur Société (de réputation européenne) à une Société belge qui continue à développer et diffuser leur logiciel sous son nom d'origine:" PC Navigo".

1,2,3 l'ancien bac vers 1900.4 la péniche de Hans et Peter, mariniers.5 Peter Fenstra et Hans Kouwenberg. 6,7 logiciel PC Navigo. 8,9,10 navigation au pied du domaine du Bac et du pont de Ray.
1,2,3 l'ancien bac vers 1900.4 la péniche de Hans et Peter, mariniers.5 Peter Fenstra et Hans Kouwenberg. 6,7 logiciel PC Navigo. 8,9,10 navigation au pied du domaine du Bac et du pont de Ray.
1,2,3 l'ancien bac vers 1900.4 la péniche de Hans et Peter, mariniers.5 Peter Fenstra et Hans Kouwenberg. 6,7 logiciel PC Navigo. 8,9,10 navigation au pied du domaine du Bac et du pont de Ray.
1,2,3 l'ancien bac vers 1900.4 la péniche de Hans et Peter, mariniers.5 Peter Fenstra et Hans Kouwenberg. 6,7 logiciel PC Navigo. 8,9,10 navigation au pied du domaine du Bac et du pont de Ray.
1,2,3 l'ancien bac vers 1900.4 la péniche de Hans et Peter, mariniers.5 Peter Fenstra et Hans Kouwenberg. 6,7 logiciel PC Navigo. 8,9,10 navigation au pied du domaine du Bac et du pont de Ray.
1,2,3 l'ancien bac vers 1900.4 la péniche de Hans et Peter, mariniers.5 Peter Fenstra et Hans Kouwenberg. 6,7 logiciel PC Navigo. 8,9,10 navigation au pied du domaine du Bac et du pont de Ray.
1,2,3 l'ancien bac vers 1900.4 la péniche de Hans et Peter, mariniers.5 Peter Fenstra et Hans Kouwenberg. 6,7 logiciel PC Navigo. 8,9,10 navigation au pied du domaine du Bac et du pont de Ray.
1,2,3 l'ancien bac vers 1900.4 la péniche de Hans et Peter, mariniers.5 Peter Fenstra et Hans Kouwenberg. 6,7 logiciel PC Navigo. 8,9,10 navigation au pied du domaine du Bac et du pont de Ray.
1,2,3 l'ancien bac vers 1900.4 la péniche de Hans et Peter, mariniers.5 Peter Fenstra et Hans Kouwenberg. 6,7 logiciel PC Navigo. 8,9,10 navigation au pied du domaine du Bac et du pont de Ray.
1,2,3 l'ancien bac vers 1900.4 la péniche de Hans et Peter, mariniers.5 Peter Fenstra et Hans Kouwenberg. 6,7 logiciel PC Navigo. 8,9,10 navigation au pied du domaine du Bac et du pont de Ray.

1,2,3 l'ancien bac vers 1900.4 la péniche de Hans et Peter, mariniers.5 Peter Fenstra et Hans Kouwenberg. 6,7 logiciel PC Navigo. 8,9,10 navigation au pied du domaine du Bac et du pont de Ray.

Le moulin de Ray

Situé aux pied du château, dans une dérivation de la Saône entre Vanne et Ray, le moulin à roue à aubes, utilisant la force motrice d'une chute d'eau, existe depuis le XVème siècle.

L'abbé DALLET nous en dit plus, un peu plus loin...

Le moulin,propriété des sires de Ray, déjà existant au moyen âge, a été transformé en 1782 par un meunier alsacien. Dans les temps modernes il a été transformé en usine hydroélectrique. Laissée à l'abandon, celle-ci vient d'être rachetée et entièrement rénovée de même que la prise d'eau et l'ancien barrage à aiguilles. Elle a une capacité de production d'électricité de 300 à 400 kwh.

L'usine hydroélectrique

Article de l'EST REPUBLICAIN:

 

"HAUTE-SAÔNE30 ANS APRÈS, L’USINE HYDROÉLECTRIQUE DE RAY-SUR-SAÔNE RENAÎT

17/12/2014 

 

C’est un projet de trois ans, « dont deux passés à enchaîner les procédures administratives » raconte le propriétaire, qui vient officiellement d’aboutir depuis une semaine.

Ray-sur-Saône, 30 ans plus tard, retrouve sa centrale hydroélectrique en activité. Une fierté que ne cache pas le maire, Michel Albin. « Le travail réalisé par le propriétaire a été considérable. En tant que municipalité, nous avons appuyé le dossier qui a eu le mérite de faire travailler des entrepreneurs locaux, ce qui n’est pas négligeable. »

Voir cette institution, mise sur pied en 1922 par la Société d’intérêt collectif agricole d’électricité (SICAE), renaître en contrebas du château, route de Vanne, alors qu’elle avait cessé toute activité en 1984, a une signification plus que symbolique pour le canton de Dampierre-sur-Salon. Sa réalisation est encore plus marquante. Petit bijou de modernité, la centrale, qui tire son fondement de l’eau, se limite strictement à une énergie propre et renouvelable. « Zéro carbone » atteste Michel Albin. « Même s’il a fallu se battre, le renouvelable est bien sûr la solution d’avenir », reprend le représentant de la SARL Hydroest, unique gestionnaire du site.

L’environnement soigné

Après une étude publique, de multiples échanges avec les autorités, la centrale, qui fonctionne avec deux turbines Kaplan (à hélices), a lancé son activité, entièrement automatisée. « Les anciennes aiguilles ont été remplacées par des clapets automatiques », explique le maître des lieux. Via un canal d’amenée, l’eau pénétrant dans les chambres à eau se jette dans une roue, facteur de multiplicateur de vitesse. L’opération, par le biais d’une génératrice asynchrone, mue l’énergie, qui devient électrique. Puissance de l’installation : 400 kWh, pour du 20.000 volts en sortie.

Le tout, avec un soin évident pour la continuité écologique. Le propriétaire n’a-t-il pas inclu à son projet très conséquent de rénovation, une passe à poissons pour 200.000 € subventionnés à 80 % ? « Grâce à un dégrilleur automatique (système avec un peigne qui remonte les saletés), nous nettoyons en plus les eaux usées, polluées par des déchets provenant des gens ou de la nature », ajoute le responsable, technicien à la base, et passionné de mécanique. Une aubaine pour Ray-sur-Saône et le secteur."

Maxime CHEVRIER

1et 2 récit de l'Abbé DALLET. 3 et 4 cadastre Archives70.5 Le moulin en 1899.6 à 8 Le moulin-usine en 2011.9 à 11 l'usine en 2016.10 Le moulin,au pied du chateau vers 1900. L'usine hydroélectrique et le moulin en 1958. Travaux de rénovation du barrage en 2014..
1et 2 récit de l'Abbé DALLET. 3 et 4 cadastre Archives70.5 Le moulin en 1899.6 à 8 Le moulin-usine en 2011.9 à 11 l'usine en 2016.10 Le moulin,au pied du chateau vers 1900. L'usine hydroélectrique et le moulin en 1958. Travaux de rénovation du barrage en 2014..
1et 2 récit de l'Abbé DALLET. 3 et 4 cadastre Archives70.5 Le moulin en 1899.6 à 8 Le moulin-usine en 2011.9 à 11 l'usine en 2016.10 Le moulin,au pied du chateau vers 1900. L'usine hydroélectrique et le moulin en 1958. Travaux de rénovation du barrage en 2014..
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1et 2 récit de l'Abbé DALLET. 3 et 4 cadastre Archives70.5 Le moulin en 1899.6 à 8 Le moulin-usine en 2011.9 à 11 l'usine en 2016.10 Le moulin,au pied du chateau vers 1900. L'usine hydroélectrique et le moulin en 1958. Travaux de rénovation du barrage en 2014..
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1et 2 récit de l'Abbé DALLET. 3 et 4 cadastre Archives70.5 Le moulin en 1899.6 à 8 Le moulin-usine en 2011.9 à 11 l'usine en 2016.10 Le moulin,au pied du chateau vers 1900. L'usine hydroélectrique et le moulin en 1958. Travaux de rénovation du barrage en 2014..
1et 2 récit de l'Abbé DALLET. 3 et 4 cadastre Archives70.5 Le moulin en 1899.6 à 8 Le moulin-usine en 2011.9 à 11 l'usine en 2016.10 Le moulin,au pied du chateau vers 1900. L'usine hydroélectrique et le moulin en 1958. Travaux de rénovation du barrage en 2014..
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1et 2 récit de l'Abbé DALLET. 3 et 4 cadastre Archives70.5 Le moulin en 1899.6 à 8 Le moulin-usine en 2011.9 à 11 l'usine en 2016.10 Le moulin,au pied du chateau vers 1900. L'usine hydroélectrique et le moulin en 1958. Travaux de rénovation du barrage en 2014..

Noues, ruisseaux et bassin.

Ray, bordé par la Saône ne possède pas de réseau hydrographique sur son territoire. Le cadastre napoléonien indique des noues, des " ruisseaux" et un bassin au XIXème siècle.

Les noues sont des fossés creusés dans la plaine, ils apportent de  l'eau  dans les prés, mais surtout évacuent plus facilement le trop plein d'eau après une inondation.

Les "ruisseaux" qui figurent sur le même plan sont courts et rectilignes. Les plus proches des maisons relient certainement les égouts de la rue ( deux caniveaux pavés sont visibles de chaque côté de la route sur les cartes postales anciennes) à la rivière.

Deux autres, plus longs, sont peut être liés à la production de bière d'une ancienne brasserie rue de l'abreuvoir de 1700 à 1820.

Un plan d'eau ovoïde, aujourd'hui disparu, constituait peut être un vivier à poissons puisque, parmi les professions représentées, dans le village on pouvait dénombrer un ou deux pêcheurs.

Noues , ruisseaux, bassin du cadastre Archives 70. Emplacement actuel supposé de l'ancien bassin, Photo P.Mathie
Noues , ruisseaux, bassin du cadastre Archives 70. Emplacement actuel supposé de l'ancien bassin, Photo P.Mathie
Noues , ruisseaux, bassin du cadastre Archives 70. Emplacement actuel supposé de l'ancien bassin, Photo P.Mathie
Noues , ruisseaux, bassin du cadastre Archives 70. Emplacement actuel supposé de l'ancien bassin, Photo P.Mathie
Noues , ruisseaux, bassin du cadastre Archives 70. Emplacement actuel supposé de l'ancien bassin, Photo P.Mathie

Noues , ruisseaux, bassin du cadastre Archives 70. Emplacement actuel supposé de l'ancien bassin, Photo P.Mathie

L'eau potable. Puits, fontaines, lavoirs.

A l'origine, l'adduction d'eau n'éxistant pas encore, on se fournissait en eau grâce à des puits creusé dans les cours des maisons, voire même dans les caves...Le puits le plus impressionnant est sans doute celui du château qui descend à 100 m pour atteindre la nappe phréatique de la Saône. Débouchant dans les cuisines il permettait d'avoir un approvisionnement en eau constant, même en cas de siège.

La fontaine de la place de Salverte a été construite en 1844 par l’'architecte Alexandre Ringuelet 1802-1886,à l'emplacement de l'ancien marché couvert du Moyen Âge. C’est une fontaine à obélisque. Elle alimente le lavoir en eau.

 

Le lavoir couvert de Ray-Sur-Saône a été construit au début du XIXème siècle par l’'architecte Anatole Amoudru 1739-1812. Il se trouve sur la place de l’'église. Son bassin est de forme ovale, ce qui est très rare dans le département.

Il est à arcades moulurées. Les colonnes engagées supportent avec les pilastres d’'angle un entablement dorique, qui est le plus ancien des ordres architecturaux du monde grec caractérisé par un chapiteau demi-circulaire sans ornement et une colonne sans base, assez épaisse et légèrement conique. Il se distingue par sa simplicité.

Un article récent de l'Est Républicain rappelle une anecdote concernant le curé du village opposé à son édification, à proximité de son église:

1844 : LE CURÉ DE RAY MÉCONTENT DU LAVOIR

ER DU 7 AVRIL 2016

Avant la Révolution, le curé était le personnage le plus important du village. Après la Révolution, l’avis du maire était prépondérant.

La consultation des archives permet de découvrir les petits conflits qui ont vu le jour à la suite de décisions prises par le conseil municipal.

Le 13 juin 1844, le curé Jolyot, de Ray-sur-Saône, s’installe devant son pupitre pour rédiger une lettre à Mme la duchesse de Ray. Il s’agissait à l’époque de Béatrix Stéphanie de Choiseul-Stainville. Il lui confie ses soucis et notamment il évoque ce qui l’afflige tout particulièrement : le lavoir.

« Je ne puis pas dire ici tout ce que je ressens de peine et de douleur. Les vexations dont je suis l’objet, toutes les réflexions que j’entends… »

Qu’a donc ce curé contre le lavoir ? Il l’explique dans sa lettre : « Une chose à laquelle j’étais loin de m’attendre c’est que ce lavoir qui devait être si bien caché, sera à la vue de toute personne qui se rendra à l’église. Impossible de rentrer ou sortir de l’église sans l’avoir sous les yeux ».

Notre curé trouve-t-il le bâtiment si disgracieux ?

Non, son problème réside en ce que les lavandières vont pourvoir passer en revue les personnes qui passeront devant. « Ces personnes devront subir leurs sottises et leurs sarcasmes », écrit-il.

Plus aucune cérémonie religieuse ne sera possible hors de l’église comme un enterrement ou le port de sacrement.

Bien sûr, il conçoit qu’un lavoir est nécessaire à la communauté de Ray mais dans tous les villages c’est un lieu mal famé où se disent les pires choses.

Assurément, écrit-il, « la commune regrettera de l’avoir placé à cet endroit ». La lettre est probablement parvenue à sa destinataire mais le lavoir a été construit à l’endroit prévu. Aujourd’hui, il est déserté de ses lavandières qui aimaient rire et parler en accomplissant leur tâche dans la bonne humeur. La décision d’élever le lavoir avait été prise par le conseil municipal en 1840 et celui-ci a été érigé à l’emplacement de l’ancien four banal."

Les fontaines-abreuvoir

Le cadastre napoléonien montre les emplacements de ce ces principaux points d'eau, sans oublier les deux abreuvoirs naturels en bords de Saône, l'un à proximité de l'embranchement de la rue du Bac, l'autre situé au bout de la rue de ....l'Abreuvoir.

Les cartes postales anciennes, lors d'un examen plus approfondi, montrent également  leur existence.

Les puits:

L'un est visible de la rue, sur le parvis du château, l'autre dans la cour de l'ancienne brasserie ( actuellement Chez Yvette, autre lieu d'étanchement de la soif) . D'autres existent certainement dans les cours arrières des maisons. L'un d'entre eux est même creusé dans la cave d'une maison datant de 1702!

Mais l'un d'entre eux a retenu l'attention de l'Abbé DALLET par le drame qui s'est joué lors de son creusement dans le parc du château et dont il nous narre la tragédie.

 

 

 

 

 

RAY SUR SAÔNE.13- Au fil de l'Eau...
RAY SUR SAÔNE.13- Au fil de l'Eau...
RAY SUR SAÔNE.13- Au fil de l'Eau...
RAY SUR SAÔNE.13- Au fil de l'Eau...
RAY SUR SAÔNE.13- Au fil de l'Eau...
RAY SUR SAÔNE.13- Au fil de l'Eau...
RAY SUR SAÔNE.13- Au fil de l'Eau...
RAY SUR SAÔNE.13- Au fil de l'Eau...
RAY SUR SAÔNE.13- Au fil de l'Eau...
RAY SUR SAÔNE.13- Au fil de l'Eau...
RAY SUR SAÔNE.13- Au fil de l'Eau...
RAY SUR SAÔNE.13- Au fil de l'Eau...
RAY SUR SAÔNE.13- Au fil de l'Eau...
RAY SUR SAÔNE.13- Au fil de l'Eau...
RAY SUR SAÔNE.13- Au fil de l'Eau...

Une brasserie à Ray? Oui! Et c'est encore l'abbé DALLET qui nous l'apprend!

Pour faire de la bière  il faut de l'orge germé du houblon et de l'eau (8 litres d'eau sont nécessaires pour fabriquer 1 litre de bière!)  Il faut croire que J.F. Chalmin et A.F. Constant disposaient de l'ensemble de ces ingrédients puisqu'une brasserie entra en activité en 1729 et ferma définitivement en  1816, exploitée alors par Claude Maubon.

1 texte de l"abbé DALLET. 2.3 Emplacement actuel de l'ancienne brasserie, rue de l'Abreuvoir et son puits. 4 plan d'alignement des rues. La brasserie se situait sur les terrains 3-5-7 à gauche de la rue.
1 texte de l"abbé DALLET. 2.3 Emplacement actuel de l'ancienne brasserie, rue de l'Abreuvoir et son puits. 4 plan d'alignement des rues. La brasserie se situait sur les terrains 3-5-7 à gauche de la rue.
1 texte de l"abbé DALLET. 2.3 Emplacement actuel de l'ancienne brasserie, rue de l'Abreuvoir et son puits. 4 plan d'alignement des rues. La brasserie se situait sur les terrains 3-5-7 à gauche de la rue.
1 texte de l"abbé DALLET. 2.3 Emplacement actuel de l'ancienne brasserie, rue de l'Abreuvoir et son puits. 4 plan d'alignement des rues. La brasserie se situait sur les terrains 3-5-7 à gauche de la rue.

1 texte de l"abbé DALLET. 2.3 Emplacement actuel de l'ancienne brasserie, rue de l'Abreuvoir et son puits. 4 plan d'alignement des rues. La brasserie se situait sur les terrains 3-5-7 à gauche de la rue.

La pêche.

La société de pêche s'appelle la Mane Rayloise.

 

EST REPUBLICAIN DU  12.02.2016

"LA MANE RAYLOISE FAIT LE POINT

 

Sous la présidence de Karine Poirot s’est tenue l’assemblée générale de la société de pêche. Malgré un petit parcours halieutique en Saône, la société compte 49 adhérents et 42 associés. Il n’y a pas eu d’alevinage cette année. Le voyage touristique a été un franc succès.

Le rapport financier affiche une trésorerie saine et positive, ce rapport est adopté à l’unanimité.

En 2016, un alevinage sera réalisé pour 2.500€, un repas pêche et un voyage dans le Haut Doubs sont prévus.

La Mane rayloise organise chaque année un concours de prises originales. En 2015, le vainqueur a pêché une perche de 50 cm pour 2,1 kg ; le deuxième, un sandre de 90 cm pour 8 kg ; et le 3e une truite de 45 cm prise en Saône. Les lauréats Lucien Dondon, Florient Baudin et Marcel Megeand se sont vus remettre respectivement un bon d’achat de 55 €, 44 € et 33 €. Concours reconduit en 2016. Le garde-pêche particulier Stéphane Lhuillier a effectué 13 contrôles.

Cette réunion s’est achevée par le verre de l’amitié."

RAY SUR SAÔNE.13- Au fil de l'Eau...
RAY SUR SAÔNE.13- Au fil de l'Eau...

Loisirs Raylois.

 

Le Syndicat d'initiative anime la vie de la cité.

C'est ainsi que pendant de nombreuses années les bords de Saône ont accueilli

"la Fête de l'Eau" 

qui s'est arrêtée en 2013 mais qui laisse d'excellents souvenirs. Peut être que le futur développement touristique du château relancera cette manifestation organisée jusque là par des bénévoles.

Pour se remémorer les  différentes fêtes on consultera le site d'Alain MEY

ray-sur-saône-70.fr

photos des anciennes fêtes de l'eau de 2001 à 2011

1à 5.Photos Alain MEY. 6 Réunion du S.I. photo E.R.
1à 5.Photos Alain MEY. 6 Réunion du S.I. photo E.R.
1à 5.Photos Alain MEY. 6 Réunion du S.I. photo E.R.
1à 5.Photos Alain MEY. 6 Réunion du S.I. photo E.R.
1à 5.Photos Alain MEY. 6 Réunion du S.I. photo E.R.
1à 5.Photos Alain MEY. 6 Réunion du S.I. photo E.R.

1à 5.Photos Alain MEY. 6 Réunion du S.I. photo E.R.

Course à pied, Course cycliste, randonnée pédestre, "Mardis du Terroir", Vide grenier, Repas communal... organisés par le S.I. de Ray se déroulent sur les bords de Saône au cours de l'année.

La pratique du VTT fait découvrir de magnifiques paysages le long de la Saône sauvage ou canalisée.

Du château et de son parc le regard embrasse la plaine et les Monts de Gy.

Et puis, quand il fait bien chaud, "piquer une tête" dans la Saône, à la plage... c'est rafraîchissant!

1 Course, Photo Alain Mey. 2 Randonnée à cheval, Photo Balade Haute Saône. 3 à 7 Photos P.Mathie
1 Course, Photo Alain Mey. 2 Randonnée à cheval, Photo Balade Haute Saône. 3 à 7 Photos P.Mathie
1 Course, Photo Alain Mey. 2 Randonnée à cheval, Photo Balade Haute Saône. 3 à 7 Photos P.Mathie
1 Course, Photo Alain Mey. 2 Randonnée à cheval, Photo Balade Haute Saône. 3 à 7 Photos P.Mathie
1 Course, Photo Alain Mey. 2 Randonnée à cheval, Photo Balade Haute Saône. 3 à 7 Photos P.Mathie
1 Course, Photo Alain Mey. 2 Randonnée à cheval, Photo Balade Haute Saône. 3 à 7 Photos P.Mathie
1 Course, Photo Alain Mey. 2 Randonnée à cheval, Photo Balade Haute Saône. 3 à 7 Photos P.Mathie

1 Course, Photo Alain Mey. 2 Randonnée à cheval, Photo Balade Haute Saône. 3 à 7 Photos P.Mathie

Une croisière sur la Saône?

Découvrir la Saône sur un bateau de plaisance constitue une expérience unique.

Au Port de Savoyeux, SAÔNE PLAISANCE propose la location de bateaux très bien aménagés.

1 et 3 Saône plaisance. 2 P.Mathie.
1 et 3 Saône plaisance. 2 P.Mathie.
1 et 3 Saône plaisance. 2 P.Mathie.

1 et 3 Saône plaisance. 2 P.Mathie.

Se loger et se restaurer à Ray.

 

Le TILLEUL DE RAY , chambres et table d'Hôtes, vous accueille tout au long de l'année. Isabelle LADOUCE et Dominique D'ONGHIA sont aux petits soins pour leurs hôtes. De plus Isabelle, sophrologue, propose des ateliers de remise en forme...

Chez YVETTE, le restaurant bar se situe au centre du village, à proximité des pontons sur les rives de Saône. On peut se rafraîchir en terrasse et manger à toute heure.

1.2.3 Le Tilleul de Ray. 4.5.6 Chez Yvette.
1.2.3 Le Tilleul de Ray. 4.5.6 Chez Yvette.
1.2.3 Le Tilleul de Ray. 4.5.6 Chez Yvette.
1.2.3 Le Tilleul de Ray. 4.5.6 Chez Yvette.
1.2.3 Le Tilleul de Ray. 4.5.6 Chez Yvette.
1.2.3 Le Tilleul de Ray. 4.5.6 Chez Yvette.

1.2.3 Le Tilleul de Ray. 4.5.6 Chez Yvette.

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RAY SUR SAONE.12- Au temps de la vigne.

6 Avril 2016, 08:39am

Publié par Patrick Mathie

En Haute Saône on connaît principalement les vins de Champlitte ou de Charcenne dont la production résulte de la plantation de nouveaux cépages sur des terroirs viticoles autrefois touchés par le phylloxéra. Mais d'autres territoires, moins connus tels les Coteaux d'Hugier ou Bucey les Gy, renaissent depuis les années 90 en produisant des vins biologiques.

Ray sur Saône, au pied de son château ancestral, fut lui aussi un village planté de vignes et producteur de vin. Les témoins de ce passé viticole, outre la maison vigneronne de Paule et Raymond LIARD, peuvent être retrouvés dans les archives départementales et dans une monographie de 1904, rédigée par l'Abbé Dallet, exhumée et transcrite en 1979 par le jeuneThierry GIRARDOT. Ce dernier document m'a été confié par Raymond LIARD.

Raisins sur une vigne en espalier à Ray.

Raisins sur une vigne en espalier à Ray.

Un territoire viticole figurant sur l'ancien cadastre napoléonien.

 

Le cadastre napoléonien met en évidence une toponymie liée à la culture de la vigne, principalement au sud du château, sur les coteaux des Renvers. Un sol propice, des terres en pente, une bonne exposition au soleil constituaient les conditions favorables à la production de vin.

1 Plan général de la commune de Ray au Cadastre napoléonien. 2 la Grande vigne, vigne de la Cour,  vigne Sainte Anne. 3 Sur les Vignes de Ferrières. 4 Vignes des Ranges. 5 Vigne du Haut et Vigne Blanche.
1 Plan général de la commune de Ray au Cadastre napoléonien. 2 la Grande vigne, vigne de la Cour,  vigne Sainte Anne. 3 Sur les Vignes de Ferrières. 4 Vignes des Ranges. 5 Vigne du Haut et Vigne Blanche.
1 Plan général de la commune de Ray au Cadastre napoléonien. 2 la Grande vigne, vigne de la Cour,  vigne Sainte Anne. 3 Sur les Vignes de Ferrières. 4 Vignes des Ranges. 5 Vigne du Haut et Vigne Blanche.
1 Plan général de la commune de Ray au Cadastre napoléonien. 2 la Grande vigne, vigne de la Cour,  vigne Sainte Anne. 3 Sur les Vignes de Ferrières. 4 Vignes des Ranges. 5 Vigne du Haut et Vigne Blanche.
1 Plan général de la commune de Ray au Cadastre napoléonien. 2 la Grande vigne, vigne de la Cour,  vigne Sainte Anne. 3 Sur les Vignes de Ferrières. 4 Vignes des Ranges. 5 Vigne du Haut et Vigne Blanche.

1 Plan général de la commune de Ray au Cadastre napoléonien. 2 la Grande vigne, vigne de la Cour, vigne Sainte Anne. 3 Sur les Vignes de Ferrières. 4 Vignes des Ranges. 5 Vigne du Haut et Vigne Blanche.

La monographie de l'abbé Dallet, transcrite par Thierry Girardot, nous renseigne sur le territoire viticole de Ray.

D'après l'arpentement général* de 1681, la surface des vignes  était de 79 ha 38 a sur une superficie totale de 255 ha 70a soumise à l'impôt. Il est à noter que les vignes seigneuriales ne figuraient pas dans le calcul. On peut donc imaginer que la surface totale des vignes avoisinait la centaine d'hectares.

Les recensements culturaux de 1887 et 1904 présentent les rendements moyens des différentes productions agricoles dont la vigne.

 En 200 ans la superficie de la vigne a été divisée par 10. Il est vrai que le phylloxera et autres maladies de la vigne ont décimé les plans et sans doute découragé bon nombre de vignerons qui se sont tournés vers d'autres productions ou ont quitté le village.

Le rendement moyen des vignobles a été multiplié par 3 en 17 ans. On peut y voir l'influence de l'amélioration des terres et des façons culturales par l'amendement.

*• Registre d'arpentement: Registre sur lequel est effectué le recensement et l'estimation de la valeur fiscale des différentes parcelles de terres du village par propriétaire, en vue de la répartition des impôts fonciers de la communauté d'habitants. Le seigneur, propriétaire foncier le plus important apparaît en premier. • Terrier: Registre contenant la description des terres (domaine direct ou réserve) et censives (tenures) dépendant d'un seigneur, ainsi que les redevances dues, les services à rendre, les usages locaux. Il devait en principe être renouvelé tous les vingt ou trente ans et son existence fut supprimée par une loi de mars 1790

 

Extrait de la transcription de la monographie de l'Abbé Dallet .1 Exemple d'arpentement de la Grange de Varigney en 1708. 2 Les superficies territoriales. 3 Les rendements de 1887 et 1904.
Extrait de la transcription de la monographie de l'Abbé Dallet .1 Exemple d'arpentement de la Grange de Varigney en 1708. 2 Les superficies territoriales. 3 Les rendements de 1887 et 1904.
Extrait de la transcription de la monographie de l'Abbé Dallet .1 Exemple d'arpentement de la Grange de Varigney en 1708. 2 Les superficies territoriales. 3 Les rendements de 1887 et 1904.

Extrait de la transcription de la monographie de l'Abbé Dallet .1 Exemple d'arpentement de la Grange de Varigney en 1708. 2 Les superficies territoriales. 3 Les rendements de 1887 et 1904.

Les familles vigneronnes à Ray sur Saône.

Les recensement de population des archives départementales permet se suivre l'évolution de la population du village de Ray. Grâce à l'indication des métiers des personnes composant la famille ont peut établir la liste des ménages de vignerons ( et de tonneliers) en 1881,1886, 1891. L'étude démontre la constante décroissance de la culture de la vigne dans la commune.

La moyenne d'âge des vignerons est très élevée. Certains même dépassent allègrement les 70 ans et son bien répertoriés comme vignerons et non comme vignerons en retraite.

En 1881 sur une population de 440 habitants 7 ménages comprenant 19 personnes vivent de la vigne.

En 1885  sur une population constante on dénombre 10 ménages représentant 25 personnes.

En 1891 seuls 2 ménages , soient 4 personnes ,sont des vignerons.

Le recensement de 1896 montre qu'il n'y a plus aucune personne vivant directement de la vigne à Ray.

 

1Tableau de l'évolution des ménages de vignerons de 1881 à 1891 d'après le recensement de population des Archives départementales 70. 2 Extrait du recensement de 1881 Archives départementales 70.
1Tableau de l'évolution des ménages de vignerons de 1881 à 1891 d'après le recensement de population des Archives départementales 70. 2 Extrait du recensement de 1881 Archives départementales 70.

1Tableau de l'évolution des ménages de vignerons de 1881 à 1891 d'après le recensement de population des Archives départementales 70. 2 Extrait du recensement de 1881 Archives départementales 70.

Les vins de Ray.

Le cépage d'origine des vins de Ray pourrait être le Franc Noir, typique en Haute Saône . On pense également au Noah hybride de 1896 qui fut interdit en 1935. Aujourd'hui encore on trouve ce dernier chez des particuliers établi en treilles. Le lien entre noah et « vin qui rend fou » ou « qui rend aveugle » est actuellement encore bien présent dans la culture du monde rural de nombreuses régions vinicoles françaises!

Quoiqu'il en soit Raymond LIARD souligne la qualité de ce vin d'antan:                  " Gabrielle de Salverte, maire de Ray à l'époque , propriétaire du château" -et dont les nobles ancêtres  possédaient quelques dizaines d'hectares de vignes- "m'avait indiqué que les vins de Ray étaient appréciés à la table des Rois de France sous le règne de LouisXV et de Louis XVI".

La cuverie du château de Ray ou était vinifié le raisin des vignes des Comtes et Duc. Une date gravée à la droite d'une porte d'accès indique 1770. Elle contient aujourd'hui les pompes hydrauliques qui amènent l'eau au château.
La cuverie du château de Ray ou était vinifié le raisin des vignes des Comtes et Duc. Une date gravée à la droite d'une porte d'accès indique 1770. Elle contient aujourd'hui les pompes hydrauliques qui amènent l'eau au château.

La cuverie du château de Ray ou était vinifié le raisin des vignes des Comtes et Duc. Une date gravée à la droite d'une porte d'accès indique 1770. Elle contient aujourd'hui les pompes hydrauliques qui amènent l'eau au château.

Vendanges" en famille" à Ferrière les Ray, vers 1930. Photo aimablement transmise par Alain Mey ( Blog: Bienvenue à Ray sur Saône) . Au centre ses grands parents paternels.

Vendanges" en famille" à Ferrière les Ray, vers 1930. Photo aimablement transmise par Alain Mey ( Blog: Bienvenue à Ray sur Saône) . Au centre ses grands parents paternels.

 La vigne aujourd'hui à Ray.

La tradition viticole est vivace en Haute Saône. C'est le cas à Ray où deux familles (Billardey Philippe et THIRION Colette) ont relancé la plantation de ceps sur des terrains  autrefois viticoles. Certes, les superficies n'ont aucun rapport avec celles du XVIIIème siècle, mais ces quelques dizaines d'ares  perpétuent la tradition.

Raymond LIARD, dont la propriété est située sur des terres à vignes, a élaboré un projet en collaboration avec son fils et  un résidant allemand négociant en vin. Le contrat prévoyait la plantation de 2000 pieds de vignes, la récolte et la vinification, ceci en agriculture biologique. Malheureusement le retour en Allemagne du commerçant a figé le projet. Raymond pourrait le relancer avec un autre intervenant qui souhaiterait le contacter...

La vigne aujourd'hui à Ray:1 à 5  parcelle vers l'Eglise. 6 à 8  parcelle, vignes Sainte Anne.9 Terrain Raymond LIARD.
La vigne aujourd'hui à Ray:1 à 5  parcelle vers l'Eglise. 6 à 8  parcelle, vignes Sainte Anne.9 Terrain Raymond LIARD.
La vigne aujourd'hui à Ray:1 à 5  parcelle vers l'Eglise. 6 à 8  parcelle, vignes Sainte Anne.9 Terrain Raymond LIARD.
La vigne aujourd'hui à Ray:1 à 5  parcelle vers l'Eglise. 6 à 8  parcelle, vignes Sainte Anne.9 Terrain Raymond LIARD.
La vigne aujourd'hui à Ray:1 à 5  parcelle vers l'Eglise. 6 à 8  parcelle, vignes Sainte Anne.9 Terrain Raymond LIARD.
La vigne aujourd'hui à Ray:1 à 5  parcelle vers l'Eglise. 6 à 8  parcelle, vignes Sainte Anne.9 Terrain Raymond LIARD.
La vigne aujourd'hui à Ray:1 à 5  parcelle vers l'Eglise. 6 à 8  parcelle, vignes Sainte Anne.9 Terrain Raymond LIARD.
La vigne aujourd'hui à Ray:1 à 5  parcelle vers l'Eglise. 6 à 8  parcelle, vignes Sainte Anne.9 Terrain Raymond LIARD.
La vigne aujourd'hui à Ray:1 à 5  parcelle vers l'Eglise. 6 à 8  parcelle, vignes Sainte Anne.9 Terrain Raymond LIARD.

La vigne aujourd'hui à Ray:1 à 5 parcelle vers l'Eglise. 6 à 8 parcelle, vignes Sainte Anne.9 Terrain Raymond LIARD.

Les vendanges en famille de Philippe Billardey.

Philippe, agriculteur- éleveur en retraite, a replanté la vigne  il y a une dizaine d'années dans la parcelle dite des Fontenelles. Les cépages  choisis ont été fournis par les pépinières Guillaume de Charcenne qui exportent des greffons dans le monde entier. Tous ces plants ne nécessitent aucun traitement particulier, c'est dire que les raisins et les  vins produits sont sains!

Les variétés :

Raisin "blanc":

- Noah blanc

- cep Villars

Raisin "noir":

- Oberlin

- Léon Millot

- Kuhlman

- Maréchal Foch

Chaque année, en septembre, la famille, aidée par des amis se retrouve pour participer aux vendanges.

L'ouverture des travaux est annoncée par l'ancienne "garde champêtre" de Ray après un roulement de tambour puissant, propre à requérir toute l'attention des vendangeurs, petits et grands!

 Les grappes sont triées avant d'être déversées dans les grosses seilles juchées sur la remorque à plateau. Ici point de hotte ou de brante, les vendangeurs utilisent de robustes seaux pour transporter leur cueillette.

Les seilles remplies, le convoi se dirige joyeusement vers la maison dans la grand rue du village. 

Une grande tablée dressée dans la grange, rassemble tous les participants pour le repas du soir  . C'est l'occasion pour chacun  d'échanger sur la journée, sur les reins qui font mal, les doigts entaillés... , de prendre des nouvelles des uns et des autres et de renouer ainsi avec une tradition qui exista jusqu'aux environs de 1890 lorsque disparurent les derniers vignerons de Ray sur Saône.

Depuis 2007 au moins, des membres de la famille réalisent des albums photos consacrés aux vendanges; c'est de ceux-ci que sont tirées les photos de ces instants mémorables. 

Sincères remerciements à Philippe Billardey et à Madame!

Albums photos Vendanges de 2007 à 2015. Collection particulière Philippe Billardey et famille.
Albums photos Vendanges de 2007 à 2015. Collection particulière Philippe Billardey et famille.
Albums photos Vendanges de 2007 à 2015. Collection particulière Philippe Billardey et famille.
Albums photos Vendanges de 2007 à 2015. Collection particulière Philippe Billardey et famille.
Albums photos Vendanges de 2007 à 2015. Collection particulière Philippe Billardey et famille.
Albums photos Vendanges de 2007 à 2015. Collection particulière Philippe Billardey et famille.
Albums photos Vendanges de 2007 à 2015. Collection particulière Philippe Billardey et famille.
Albums photos Vendanges de 2007 à 2015. Collection particulière Philippe Billardey et famille.
Albums photos Vendanges de 2007 à 2015. Collection particulière Philippe Billardey et famille.
Albums photos Vendanges de 2007 à 2015. Collection particulière Philippe Billardey et famille.
Albums photos Vendanges de 2007 à 2015. Collection particulière Philippe Billardey et famille.
Albums photos Vendanges de 2007 à 2015. Collection particulière Philippe Billardey et famille.
Albums photos Vendanges de 2007 à 2015. Collection particulière Philippe Billardey et famille.
Albums photos Vendanges de 2007 à 2015. Collection particulière Philippe Billardey et famille.

Albums photos Vendanges de 2007 à 2015. Collection particulière Philippe Billardey et famille.

La vigne en Haute Saône ( un territoire de l'intime).

Extrait de la publication de  Sylvain estager, Professeur agrégé de Géographie et Docteur, Université de Lille 1 . 2012

"Des 14 000 hectares de vigne qui couvraient la Haute-Saône au XIXème siècle, il ne demeure officiellement que 147 hectares répartis sur quatre communes du département.

La vigne reste aujourd’hui une composante notable des paysages et des territoires locaux, à travers la pratique viticole d’amateur. Nombreux sont les villages conservant des petites parcelles jardinées qui destinent leur production à une consommation familiale...

Une pratique héritée qui résiste

Origine de la pratique et des savoir-faire

La Haute-Saône conserve de longue date une tradition viticole puissante. Son vignoble connait un apogée spatial au milieu de XIXème siècle. La vigne représente alors la troisième ressource économique du département...

Cependant le vignoble se singularise par l’absence de grands propriétaires : la micropropriété domine un parcellaire très émietté. On retrouve là, une conséquence de la Révolution qui a vu la grande propriété disparaître au profit de la petite propriété familiale. L’offensive des labours et des pâturages , la concurrence apportée par le chemin de fer et l’épisode phylloxérique précipiteront la disparition de la vigne en qualité de culture de première importance...

A la veille de la Grande Guerre la vigne s’inscrit alors pleinement dans une logique d’économie domestique et la plupart des exploitations paysannes entretiennent une vigne qui satisfait la consommation familiale (Estager S., 2008). La vigne produit une trilogie incontournable : vin, piquette et marc sont des productions qui appartiennent dès lors à la tradition paysanne locale...

La vigne perdure donc aujourd’hui sous différentes formes. La plupart de ses mises en œuvre sont dominées  par une logique mémorielle qui renvoie à l’histoire du territoire et de ses acteurs. Elle apparaît sinon comme une réaction aux logiques sociétales de l’époque, au moins comme une résistance ou une permanence qui rattache ceux qui la mettent en œuvre à l’histoire des lieux. "

1Ce village d’une quarantaine d’habitants est considéré comme complètement a-viticole par les satistiques agricoles. Il demeure pourtant une dizaine de petites parcelles d’amateurs disséminées sur le finage communal, aux abords du noyau villageois dominé par une architecture vigneronne, qui abrite de nombreuses constructions viticoles. 2 carte du vignoble. 3 Procession de la Saint Vincent à Champlitte.
1Ce village d’une quarantaine d’habitants est considéré comme complètement a-viticole par les satistiques agricoles. Il demeure pourtant une dizaine de petites parcelles d’amateurs disséminées sur le finage communal, aux abords du noyau villageois dominé par une architecture vigneronne, qui abrite de nombreuses constructions viticoles. 2 carte du vignoble. 3 Procession de la Saint Vincent à Champlitte.
1Ce village d’une quarantaine d’habitants est considéré comme complètement a-viticole par les satistiques agricoles. Il demeure pourtant une dizaine de petites parcelles d’amateurs disséminées sur le finage communal, aux abords du noyau villageois dominé par une architecture vigneronne, qui abrite de nombreuses constructions viticoles. 2 carte du vignoble. 3 Procession de la Saint Vincent à Champlitte.

1Ce village d’une quarantaine d’habitants est considéré comme complètement a-viticole par les satistiques agricoles. Il demeure pourtant une dizaine de petites parcelles d’amateurs disséminées sur le finage communal, aux abords du noyau villageois dominé par une architecture vigneronne, qui abrite de nombreuses constructions viticoles. 2 carte du vignoble. 3 Procession de la Saint Vincent à Champlitte.

La vigne en Haute Saône et dans le Doubs

Robert CHAPUIS. Editions du Belvédère.

"On pourrait s’étonner d’un livre sur la vigne dans le Doubs et en Haute-Saône, deux départements qui n’en comptent plus que 200 ha actuellement. On sera moins surpris si l’on sait que les vignobles de ces deux départements, connus dès le Moyen-Âge, s’étendaient sur 22 000 ha vers 1850, soit dix fois le vignoble actuel du Jura ; la seule commune de Besançon a compté jusqu’à 1 500 ha !

A partir du milieu du XIXe siècle, le sort s’acharne: le mildiou puis surtout le phylloxéra dévastent la vigne et la reconstitution, à peine commencée au début du XIXe siècle, est stoppée par la guerre de 1914-1918 qui emporte de nombreux vignerons et décourage ceux qui reviennent: trouvant une vigne en friche ou en mauvais état, ils préfèrent changer de métier et partir.


On allait ainsi vers une disparition presque totale lorsque, à partir des années soixante-dix, des hommes courageux, comme Henri Guillaume à Charcenne, et des associations enthousiastes à Champlitte et Vuillafans, entreprennent de reconstituer des vignobles. Outre cette reconstitution, le vignoble ancien a laissé des traces notables dans le paysage (murets, murgers, cabordes) ainsi que dans l’urbanisme de nos villes et de nos villages : maisons vigneronnes, demeures de bourgeois vignerons, châteaux comme celui de l’archevêque de Besançon, grand propriétaire de vigne, à Gy.

La vigne s’inscrit donc encore dans le présent et son histoire n’est pas terminée!"

Livre de Robert Chapuis. CPA vignes et vendanges en Haute Saône.
Livre de Robert Chapuis. CPA vignes et vendanges en Haute Saône.
Livre de Robert Chapuis. CPA vignes et vendanges en Haute Saône.
Livre de Robert Chapuis. CPA vignes et vendanges en Haute Saône.
Livre de Robert Chapuis. CPA vignes et vendanges en Haute Saône.
Livre de Robert Chapuis. CPA vignes et vendanges en Haute Saône.
Livre de Robert Chapuis. CPA vignes et vendanges en Haute Saône.
Livre de Robert Chapuis. CPA vignes et vendanges en Haute Saône.

Livre de Robert Chapuis. CPA vignes et vendanges en Haute Saône.

Vendanves dans le village voisin de Ferrières les Ray vers 1930. Photo aimablement transmise par Alain MEY( blog: Bienvenue à Ray sur Saône). Au centre  ses grands parents paternels.

Vendanves dans le village voisin de Ferrières les Ray vers 1930. Photo aimablement transmise par Alain MEY( blog: Bienvenue à Ray sur Saône). Au centre ses grands parents paternels.

La Renaissance du vignoble Haut Saônois

De nouvelles greffes et de nouveaux plants.

Est Républicain 2014.

"Quand le phylloxéra a envahi la France, certains ont essayé d’injecter du sulfure de carbone dans le sol. D’autres ont noyé leur vigne en espérant tuer les larves de cet insecte ravageur. En Haute-Saône, deux viticulteurs de Charcenne, Albert et Modeste Guillaume, ont préféré prendre le mal à la racine. Patiemment, ils ont appris à greffer les cépages du patrimoine français sur des portes-greffes résistants, importés du Texas et des Appalaches. 120 ans plus tard, Pépinières Guillaume est le deuxième producteur mondial de plants de vigne. L’entreprise en commercialise annuellement plus de 19 millions. Elle compte des filiales en Californie et en Amérique du Sud. Elle fournit les plus grands domaines viticoles du monde : Romanée Conti, Moët-et-Chandon, Château Margaux, sans oublier de prestigieux vignerons italiens, chiliens et australiens.

Toutes ces vignes créées sur mesure sont nées en Haute-Saône. « On est capable de fournir des plants résistant mieux au gel ou à la sécheresse, des plants donnant des raisins plus ou moins gros, plus ou moins colorés. Notre travail repose d’abord sur l’observation. On va dans les vignes un peu avant les vendanges. On repère les plants qui ont des caractéristiques extraordinaires et on les suit pendant trois ans. Si la tendance est confirmée, alors seulement on prélève ces sarments pour leur donner une descendance et éventuellement les croiser avec d’autres. Ensuite, on regarde ce qui se passe pendant six ans. On fait des tests d’immunologie avec un laboratoire qui nous aide à contrôler scientifiquement l’éventuelle apparition de virus ou de maladies. Passés ces contrôles, à peine 20 % de nos essais débouchent sur une commercialisation », explique Pierre-Marie Guillaume".

Pépinières et Chais Guillaume à Charcenne.
Pépinières et Chais Guillaume à Charcenne.

Pépinières et Chais Guillaume à Charcenne.

Le pari du bio...

PASCAL HENRIOT, CHAMPLITTE EN BIO.

VOSGES Matin 2014

"Pascal Henriot s’est installé en 1984 en plantant 3 hectares. Il a aussitôt opté pour le bio. Ses vins sont légers, fruités, moins puissants que les bourguignons. Ils ont leur identité : ce sont des Coteaux de Champlitte.

« Je ne fais pas un travail d’historien mais un travail de vigneron », précise Pascal Henriot. « Je n’ai pas voulu faire du vin de folklore, juste pour maintenir une tradition. L’objectif c’est la qualité. Je fais des vins de cépages : auxerrois, chardonnay, pinot gris pour les blancs, gamay et pinot noir pour les rouges. J’ai également un rosé et une méthode champenoise. Tout en bio. L’histoire, c’est intéressant, mais ce que je veux, c’est en écrire une nouvelle. »

Pascal Henriot produit entre 25 et 30.000 bouteilles suivant les années. Il a le projet d’essayer d’autres cépages pour élargir la gamme. Il a installé ses vignes sur des parcelles assez pentues qui n’étaient pas très intéressantes pour d’autres cultures. En revanche, elles étaient adaptées à la viticulture. « Aujourd’hui, j’ai six hectares », poursuit-il. « Je fais des vins naturels, sans levures ajoutées, et pratiquement sans sulfites. Certains vins n’en contiennent d’ailleurs pas du tout. J’utilise également très peu les fûts. L’élevage s’effectue principalement dans des cuves émaillées. Sans l’apport du bois, les vins sont plus dépouillés. »

Grâce au travail très « nature », les vins offrent tous des arômes francs et agréables. L’auxerrois se distingue par exemple avec des arômes d’agrumes, tandis que le pinot noir tend vers la cerise avec un côté poivré".

Le vignoblr Henriot à Champlitte
Le vignoblr Henriot à Champlitte
Le vignoblr Henriot à Champlitte

Le vignoblr Henriot à Champlitte

Les principaux producteurs de vins en Haute Saône:

 

COTEAUX DE CHAMPLITTE Champlitte

Pascal HENRIOT Champlitte (bio)

Pépinières et Vins GUILLAUME Charcenne

Vincent CHEVIET Bucey les GY

LES COTEAUX D'HUGIER Hugier (bio)

Pour découvrir la vigne "in situ" ont peu se balader sur le "Sentier des pierres " de Champlitte ou encore visiter le Musée de Champlitte... après quoi, la visite d'une cave permettra de se rafraîchir le gosier en dégustant un bon petit vin de terroir...

 

"Si le vin disparaissait de la production humaine, il se ferait dans la santé et dans l'intelligence un vide, une absence plus affreuse que tous les excès dont on le rend coupable".
Charles Baudelaire.

RAY SUR SAONE.12- Au temps de la vigne.
RAY SUR SAONE.12- Au temps de la vigne.
RAY SUR SAONE.12- Au temps de la vigne.

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RAY SUR SAÔNE.11- La maison vigneronne de Paule et Raymond LIARD.

1 Avril 2016, 08:18am

Publié par Patrick Mathie

Paule et Raymond LIARD. Collection R.LIARD.

Paule et Raymond LIARD. Collection R.LIARD.

Située au 17 rue du Château, la maison de Paule et Raymond Liard date du milieu du XVIII ème siècle. En face de celle ci se trouve la cuverie et les chais enterrés auxquels on accède par un escalier de pierre dont les marches ont été polies par le temps et  le passage répété des vignerons.

Raymond est un alerte octogénaire dont l'érudition touche des domaines très divers. Formé au Conservatoire National des Arts et Métiers il a travaillé, à Ray sur Saône, dans la génétique avicole avec Alberte Bellini fille d' Ettore Bellini, généticienne, diplômée de l'université de Cambridge.

Ingénieur en structures métalliques d'une grande entreprise haut saônoise ,il  a terminé sa carrière professionnelle comme Directeur Technique, chef des services gérés de la CCI. Raymond a fondé l'accociation "Plaine de Saône"( orientée sur tous les aspects de l'eau de 1996 à 2010). Il s'intéresse -entre autres sujets- à la protection de l'environnement, la permaculture ainsi qu'à  l'énergie libre *.

* "Imaginez, de l’énergie inépuisable et exempte de toute pollution, disponible pour n’importe qui dans le monde, que l’on peut utiliser sur des moteurs, des voitures ou des avions , de l’énergie mécanique qui est empruntée à une source ambiante, invisible et inépuisable dans l'environnement des appareils .Cela peut ressembler à de la science-fiction, mais cela est basé en fait sur des découvertes de Nikola Tesla "vieilles d'un siècle"! (d'après la Presse Galactique.org).

 

Raymond Liard, photo P.Mathie.

Raymond Liard, photo P.Mathie.

Paule, son épouse, joue, aujourd'hui encore, le rôle important de secrétaire de son mari. Elle a donné longtemps des cours de piano et compose des poésies depuis l'adolescence.

Elle est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes et fut membre de la Société des Poètes Français pendant de nombreuses années. Elle composa un recueil de poèmes destinés  aux enfants, que sa petite fille de 10 ans illustra. Paule rédige toujours des poésies dans la tradition classique et en compte aujourd'hui près de trois cents.

Ci dessous un poème de Paule consacré au village de Ray sur Sâone.

Paule LIARD. Poème. Collection Raymond Liard.
Paule LIARD. Poème. Collection Raymond Liard.

Paule LIARD. Poème. Collection Raymond Liard.

 

Une maison vigneronne et bourgeoise.

Paule et Raymond on fait l'acquisition de leur maison en 1974. Elle appartenait à la famille de Marthe Favey, de Vanne, épouse d' Ettore Bellini inventeur du radiogoniomètre. Un des propriétaires précédent, le notaire Verpy, l'avait agrandie et transformée aux environs de 1777.

 

Photos 1, 5, 6 collection privée Raymond Liard. Photos 2 et 3 Patrick Mathie.
Photos 1, 5, 6 collection privée Raymond Liard. Photos 2 et 3 Patrick Mathie.
Photos 1, 5, 6 collection privée Raymond Liard. Photos 2 et 3 Patrick Mathie.
Photos 1, 5, 6 collection privée Raymond Liard. Photos 2 et 3 Patrick Mathie.
Photos 1, 5, 6 collection privée Raymond Liard. Photos 2 et 3 Patrick Mathie.
Photos 1, 5, 6 collection privée Raymond Liard. Photos 2 et 3 Patrick Mathie.

Photos 1, 5, 6 collection privée Raymond Liard. Photos 2 et 3 Patrick Mathie.

C'est grâce à la plaque de cheminée ( ou platine) en fonte que l'on peut dater la construction de la maison en 1736.

L'armorial est d'une facture artistique recherchée: Entre deux "colonnes d'Hercule" surmontées de têtes angéliques 2 scènes sont représentées. Dans la partie supérieure un angelot tenant un brandon dans chaque main domine un dragon qui brûle dans les flammes. La devise, très lisible, dit: " Nous trouvons notre vie ou les autres la mort ". Ici l'allégorie veut magnifier la  vertu face aux forces du mal.

La partie inférieure représente deux angelots se faisant face. L'un semble "faire la cuisine" dans un chaudron sous lequel brûle un feu de bûches, l'autre pourrait tenir une pique, à l'extremité de celle-ci: une torche.

Dans les cartouches situés au pied des deux personnages deux devises rendues illisibles par les flammes du foyer. Seul le mot "veut" est compréhensible. Dans ces deux scènes on peut voir une représentation pragmatique du feu domestiqué qui réchauffe et éclaire.

 

Plaque de cheminée datée 1736 . Collection privée Raymond Liard.
Plaque de cheminée datée 1736 . Collection privée Raymond Liard.
Plaque de cheminée datée 1736 . Collection privée Raymond Liard.

Plaque de cheminée datée 1736 . Collection privée Raymond Liard.

Au rez de chaussée de la partie la plus ancienne de la maison se trouvait un four à pain qui a dû être détruit pour installer la chaufferie.

Un notaire indélicat...

Raymond Liard indique en souriant que le notaire Verpy, acquéreur de la maison en 1777, était un personnage peu scrupuleux qui, après avoir quelque peu bénéficié de la crédulité imprudente des bourgeois de Ray et autre lieux , aurait déguerpi et se serait embarqué pour les Antilles...

Le notaire a ajouté une aile à la maison, construit un escalier extérieur, fait sculpter une niche votive au dessus de la porte  et donné un caractère plus bourgeois à sa demeure en parant les pièces de boiseries ; une porte de communication préservée rappelle ce  lustre d'antan.

Une platine de cheminée, marquée à son chiffre a été récemment découverte par Raymond, dans une dépendance. La facture en est plus grossière que celle de 1736.

La maison accueillait 2 foyers. 

 

 

Photos 1 et 2 collection privée Raymond Liard. Photo 3 Patrick Mathie.
Photos 1 et 2 collection privée Raymond Liard. Photo 3 Patrick Mathie.
Photos 1 et 2 collection privée Raymond Liard. Photo 3 Patrick Mathie.

Photos 1 et 2 collection privée Raymond Liard. Photo 3 Patrick Mathie.

La dépendance viticole

En face de la maison se tient le bâtiment réservé à la viticulture et à l'élévage. Sa structure correspond à celle d'une longère.

A gauche, un logement destiné aux manouvriers

au centre, la porte d'accès aux caves, une remise avec double vantail

à droite, une bergerie dans laquelle s'ouvrait l'alcôve du berger.

La vendange était déversée dans la cuverie par une trappe située  dans le sol pavé, devant les portes de la remise. Dans le cuveau le raisin était foulé au pied. La macération et la fermentation produisait le vin qui était transvasé ensuite dans des fûts ou des tonneaux et mis en bouteilles dans le chais de 12 mètres sur 6.

 

Le bâtiment viticole ( collection privée Raymond Liard) et l'escalier de la cave à vins  ( Patrick Mathie).
Le bâtiment viticole ( collection privée Raymond Liard) et l'escalier de la cave à vins  ( Patrick Mathie).
Le bâtiment viticole ( collection privée Raymond Liard) et l'escalier de la cave à vins  ( Patrick Mathie).

Le bâtiment viticole ( collection privée Raymond Liard) et l'escalier de la cave à vins ( Patrick Mathie).

La cuverie. Le décrochement dans la voûte permettant d'installer une goulotte reliée à la cour.. Un crochet permettant de cnserver les jambns à l'abri des rongeurs; Porte de la cuverie donnant sur la porte du chais. Photos P.Mathie.
La cuverie. Le décrochement dans la voûte permettant d'installer une goulotte reliée à la cour.. Un crochet permettant de cnserver les jambns à l'abri des rongeurs; Porte de la cuverie donnant sur la porte du chais. Photos P.Mathie.
La cuverie. Le décrochement dans la voûte permettant d'installer une goulotte reliée à la cour.. Un crochet permettant de cnserver les jambns à l'abri des rongeurs; Porte de la cuverie donnant sur la porte du chais. Photos P.Mathie.

La cuverie. Le décrochement dans la voûte permettant d'installer une goulotte reliée à la cour.. Un crochet permettant de cnserver les jambns à l'abri des rongeurs; Porte de la cuverie donnant sur la porte du chais. Photos P.Mathie.

Le chais et la resserre à matériel située au bas de l'escalier. Photos Patrick Mathie.
Le chais et la resserre à matériel située au bas de l'escalier. Photos Patrick Mathie.
Le chais et la resserre à matériel située au bas de l'escalier. Photos Patrick Mathie.
Le chais et la resserre à matériel située au bas de l'escalier. Photos Patrick Mathie.
Le chais et la resserre à matériel située au bas de l'escalier. Photos Patrick Mathie.

Le chais et la resserre à matériel située au bas de l'escalier. Photos Patrick Mathie.

Une particularité: la cloche "Pascaline" ...

Actionnée par le visiteur à qui le meilleur accueil sera réservé!

 

 

Merci à Paule et Raymond!

RAY SUR SAÔNE.11- La maison vigneronne de Paule et Raymond LIARD.
RAY SUR SAÔNE.11- La maison vigneronne de Paule et Raymond LIARD.
RAY SUR SAÔNE.11- La maison vigneronne de Paule et Raymond LIARD.

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